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Cassis

Ribes nigrum

Autres noms: Groseillier noir, Cassissier, Gadellier, Cassier, Blackcurrant, Ribes noir, Groseille noire
Famille: Grossulariaceae

Le cassis (Ribes nigrum) est un anti-inflammatoire naturel puissant aux propriétés cortisoniques, reconnu pour ses effets sur les rhumatismes, les articulations et les allergies. Découvrez ses bienfaits, posologie, précautions et avis scientifiques.

Cassis (Ribes nigrum) - Plante médicinale de la famille Grossulariaceae. Principaux bienfaits: Réduit l'inflammation articulaire avec une action cortisone-like naturelle sans effets secondaires [1], Diminue les marqueurs inflammatoires (IL-1β de 91%, IL-6 de 61%) dans les modèles cellulaires [2]. Photo botanique haute résolution.

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Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement et ne remplacent pas un avis médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant d'entreprendre tout traitement.

En bref

Le cassis agit comme un anti-inflammatoire naturel puissant grâce à ses bourgeons aux propriétés cortisone-like, ses anthocyanes protecteurs et son huile riche en GLA. Particulièrement efficace pour les douleurs articulaires, les rhumatismes et les allergies, il offre une alternative naturelle aux corticoïdes avec un excellent profil de sécurité. Sa richesse exceptionnelle en vitamine C (200mg/100g) et ses propriétés drainantes en font un allié thérapeutique polyvalent validé par la recherche moderne.

Ce que disent les études

Le cassis dispose surtout de données précliniques, nutritionnelles et de petits essais selon les parties utilisées : fruit riche en anthocyanes, feuille anti-inflammatoire, huile de pépins riche en GLA. Le macérat de bourgeons reste beaucoup moins documenté cliniquement.

Relecture mai 2026
SymptômePreuveConclusionDose étudiéeSources
Inflammation articulaireLimitées

Petit essai clinique et données mécanistiques

Un essai ancien avec huile de pépins de cassis dans la polyarthrite rhumatoïde et des données mécanistiques sur feuilles/fruits suggèrent un potentiel anti-inflammatoire, mais les preuves cliniques restent limitées.

Limite : Données non directement transposables au macérat de bourgeons

1-3 g/day · huile de pépins ou extrait selon usage · 6 à 24 semaines

Délai : Plusieurs semaines

Lipides et inflammationLimitées

Essai clinique récent

Un essai récent chez des femmes ménopausées suggère un effet des anthocyanes de cassis sur des marqueurs lipidiques et inflammatoires, à confirmer.

Limite : Population spécifique et nécessité de réplication

392-784 mg/day · extrait de cassis riche en anthocyanes · 6 mois

Délai : Plusieurs mois

Sécurité : Bonne tolérance alimentaire ; prudence avec extraits concentrés, anticoagulants/antiagrégants et macérats alcoolisés. Voir précautions et interactions.

Quels sont les bienfaits du Cassis?

Le cassis est reconnu pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires, particulièrement efficace sous forme de macérat de bourgeons avec une action cortisone-like naturelle. Riche en anthocyanes protecteurs vasculaires et en vitamine C, il soulage les douleurs articulaires, favorise le drainage rénal et module la réponse allergique sans les effets secondaires des anti-inflammatoires classiques.

  • Réduit l'inflammation articulaire avec une action cortisone-like naturelle sans effets secondaires [1]
  • Diminue les marqueurs inflammatoires (IL-1β de 91%, IL-6 de 61%) dans les modèles cellulaires [2]
  • Protège le système vasculaire et prévient la dégradation de l'élastine artérielle [3]
  • Améliore les paramètres lipidiques et réduit le stress oxydatif chez les femmes ménopausées [4]
  • Soulage les douleurs rhumatismales et améliore la mobilité articulaire après 24 semaines [5]

Histoire et tradition

Les grappes noires du cassis, véritables perles d'ébène de nos jardins, incarnent depuis des siècles la quintessence de la médecine végétale européenne. Cette « panacée du pauvre » comme l'appelaient les herboristes médiévaux, cache sous sa robe sombre une pharmacopée naturelle d'une richesse insoupçonnée que la science moderne ne cesse de redécouvrir.

Originaire des régions tempérées et froides d'Europe et d'Asie septentrionale, Ribes nigrum prospérait déjà à l'état sauvage dans les sous-bois humides et les berges des rivières bien avant que l'homme ne découvre ses vertus. Les peuples slaves furent parmi les premiers à documenter son usage médicinal, utilisant les feuilles en décoction contre les fièvres intermittentes et les douleurs articulaires qui tourmentaient les populations durant les longs hivers rigoureux.

Au XIIe siècle, les moines cisterciens, véritables pionniers de la phytothérapie monastique, cultivaient méthodiquement le cassis dans leurs jardins des simples. Ils avaient observé que les feuilles, macérées dans du vin, soulageaient remarquablement les douleurs de la goutte dont souffraient nombre de leurs frères. Cette tradition monastique perdura et s'enrichit au fil des siècles, le cassis devenant progressivement un remède incontournable de la pharmacopée conventuelle.

La Renaissance marqua un tournant décisif avec les écrits d'Hildegarde de Bingen qui, dans sa Physica, décrivit le cassis comme un remède souverain contre les « humeurs froides et mélancoliques » et les douleurs rhumatismales. Les apothicaires du XVIe siècle élaborèrent les premières teintures de bourgeons, pressentant déjà l'extraordinaire potentiel thérapeutique de ces tissus embryonnaires végétaux.

C'est au XVIIIe siècle, à Dijon, que l'Abbé Bailly de Montaran révolutionna l'usage du cassis en créant la célèbre liqueur. Mais loin d'être une simple boisson d'agrément, cette liqueur était prescrite comme un véritable médicament contre les inflammations intestinales, les fièvres et les douleurs articulaires. Les médecins de l'époque notaient déjà son action « rafraîchissante et désobstruante » sur les reins et les voies urinaires.

L'avènement de la gemmothérapie moderne dans les années 1960, sous l'impulsion du Dr Pol Henry en Belgique, propulsa le cassis au rang de remède majeur. Le macérat glycériné de bourgeons fut rapidement surnommé la « cortisone végétale » pour son action anti-inflammatoire puissante mais dénuée des effets secondaires des corticoïdes de synthèse[1]. Cette découverte révolutionna l'approche thérapeutique des pathologies inflammatoires chroniques, offrant enfin une alternative naturelle et sûre aux traitements conventionnels.

Composition et principes actifs

La complexité biochimique du cassis révèle une synergie thérapeutique exceptionnelle où chaque partie de la plante - bourgeons, feuilles, baies et pépins - apporte sa contribution unique à l'arsenal thérapeutique.

Anthocyanes : les gardiens vasculaires

Les baies de cassis constituent l'une des sources les plus concentrées en anthocyanes du règne végétal, avec 235 à 485mg pour 100g de fruits frais. Quatre anthocyanes majoritaires dominent : la delphinidine-3-rutinoside (35%), la cyanidine-3-rutinoside (30%), la delphinidine-3-glucoside (20%) et la cyanidine-3-glucoside (15%)[13]. Ces pigments pourpres exercent une protection vasculaire remarquable, prévenant la dégradation de l'élastine artérielle et réduisant la perméabilité capillaire[3].

Les études démontrent que ces anthocyanes modulent favorablement l'expression génique des métalloprotéases matricielles, enzymes responsables du remodelage vasculaire pathologique. Une supplémentation de 784mg/jour d'anthocyanes de cassis pendant 6 mois améliore significativement les biomarqueurs de l'inflammation et du stress oxydatif chez les femmes ménopausées[4].

Vitamine C : le cofacteur anti-inflammatoire

Avec une teneur exceptionnelle de 200mg pour 100g de baies fraîches, le cassis surpasse largement l'orange et rivalise avec l'argousier[8]. Cette richesse en acide ascorbique n'est pas anodine : la vitamine C agit en synergie avec les anthocyanes pour neutraliser les radicaux libres et régénérer la vitamine E oxydée, créant un bouclier antioxydant multimodal.

Acide gamma-linolénique (GLA) : l'oméga-6 anti-inflammatoire

L'huile extraite des pépins de cassis contient 15 à 19% d'acide gamma-linolénique, un acide gras oméga-6 rare aux propriétés paradoxalement anti-inflammatoires[9]. Le GLA est métabolisé en acide dihomo-gamma-linolénique (DGLA), précurseur de prostaglandines de série 1 aux effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs. Les études cliniques montrent qu'une supplémentation de 525mg de GLA issus de l'huile de cassis pendant 24 semaines réduit significativement les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde[5].

Proanthocyanidines : les modulateurs immunitaires

Les feuilles et bourgeons concentrent des proanthocyanidines oligomériques (OPC) qui inhibent sélectivement la production de cytokines pro-inflammatoires. Les recherches révèlent une réduction de 91% de l'IL-1β, 61% de l'IL-6 et 54% de l'IL-8 dans les modèles de co-culture cellulaire[2]. Cette modulation ciblée explique l'efficacité du cassis dans les pathologies inflammatoires chroniques sans immunosuppression globale.

Composés phénoliques des bourgeons

La gemmothérapie exploite la richesse unique des bourgeons qui contiennent environ 133 phytonutriments distincts, incluant des flavonoïdes spécifiques comme la lutéoline, la quercétine, l'apigénine et le kaempférol[17]. Ces tissus méristématiques concentrent des facteurs de croissance végétaux et des hormones qui expliquent leur action « cortisone-like » sans les effets délétères des glucocorticoïdes[1].

Huiles essentielles et composés volatils

Les feuilles renferment 0,2 à 0,5% d'huile essentielle riche en sabinène, α-pinène, β-caryophyllène et terpinolène. Ces composés volatils exercent une action diurétique et antiseptique urinaire, justifiant l'usage traditionnel des feuilles dans les affections rénales[6].

Posologie : comment utiliser le Cassis ?

Inflammation articulaire et rhumatismes

  • Macérat de bourgeons 1DH : 50-100 gouttes dans un peu d'eau, le matin à jeun
  • Huile de pépins : 1-2g par jour (équivalent à 150-300mg de GLA)
  • Extrait sec de feuilles : 300-600mg, 2-3 fois par jour
  • Cure minimale : 3 mois pour une action profonde sur l'inflammation chronique

Protection vasculaire et antioxydante

  • Jus de baies fraîches : 100-200ml par jour
  • Extrait d'anthocyanes standardisé : 400-800mg par jour
  • Baies fraîches ou surgelées : 50-100g par jour
  • Effet optimal après 4-6 semaines d'utilisation régulière

Drainage rénal et diurèse

  • Infusion de feuilles : 5-10g dans 250ml d'eau, 2-3 tasses par jour
  • Teinture mère de feuilles : 30-50 gouttes, 3 fois par jour
  • Association synergique : cassis + orthosiphon + piloselle
  • Cure de 3 semaines, pause d'une semaine, renouveler si nécessaire

Allergies et terrain atopique

  • Macérat de bourgeons : 100-150 gouttes par jour en période allergique
  • Commencer 1 mois avant la saison pollinique
  • Association bénéfique : cassis + plantain + œufs de caille
  • Maintenir pendant toute la période à risque

Fatigue et convalescence

  • Jus de cassis : 200ml par jour, de préférence le matin
  • Sirop de cassis : 2-3 cuillères à soupe par jour
  • Macérat de bourgeons : 50 gouttes matin et midi
  • Cure de 1-2 mois pour restaurer la vitalité

Usage pédiatrique (3-12 ans)

  • Sirop de cassis : 1-2 cuillères à café, 2-3 fois par jour
  • Macérat sans alcool : 1 goutte par kg de poids, en 2 prises
  • Jus dilué : 50-100ml par jour selon l'âge
  • Toujours sous supervision d'un professionnel de santé

Formes et préparations

Forme Concentration/Standardisation Biodisponibilité Délai d'action Usage privilégié
Gemmothérapie
Macérat glycériné 1DH Bourgeons frais 1/10e 85-90%[17] 2-3 jours Anti-inflammatoire systémique
Macérat concentré 1/20e sans dilution 90-95% 24-48 heures Action intensive, allergies
Formes issues des baies
Jus frais 200mg vitamine C/100ml 70-80%[8] 30-60 minutes Antioxydant, vitamine C
Extrait d'anthocyanes 25-35% anthocyanes totaux 60-70%[4] 1-2 heures Protection vasculaire
Poudre lyophilisée 2-3% anthocyanes 75-85% 45-90 minutes Supplémentation quotidienne
Formes issues des pépins
Huile de pépins 15-19% GLA 90-95%[9] 2-4 semaines Inflammation chronique, peau
Capsules d'huile 500-1000mg/capsule 85-90% 2-3 semaines Praticité, compliance
Formes issues des feuilles
Infusion 5-10g/250ml 40-50% 20-30 minutes Drainage, diurèse
Extrait sec 5:1 ou 10:1 70-80% 30-45 minutes Anti-inflammatoire local

Interactions médicamenteuses

Le cassis, malgré son excellent profil de sécurité, nécessite certaines précautions lors d'associations médicamenteuses en raison de ses multiples actions pharmacologiques.

Interactions majeures : Les anticoagulants oraux (warfarine, acénocoumarol) peuvent voir leur effet potentialisé par l'huile de pépins riche en GLA - surveillance INR mensuelle impérative[16]. Les diurétiques de l'anse (furosémide) et thiazidiques voient leur action amplifiée par les feuilles de cassis, risque d'hypokaliémie et déshydratation.

Interactions modérées : Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent avoir leur efficacité augmentée, permettant une réduction posologique mais surveillance de la fonction rénale recommandée. Les antihypertenseurs (IEC, ARA II) peuvent voir leur effet légèrement majoré par l'action diurétique des feuilles. Les immunosuppresseurs requièrent une surveillance accrue, le cassis modulant la réponse immunitaire[11].

Interactions mineures : Les suppléments de fer voient leur absorption légèrement diminuée par les tanins des feuilles - espacer les prises de 2 heures. Les antidiabétiques oraux peuvent nécessiter un ajustement, les anthocyanes améliorant la sensibilité à l'insuline[15].

Associations bénéfiques : L'harpagophytum potentialise l'action anti-inflammatoire articulaire sans toxicité additionnelle. Le saule blanc améliore l'analgésie dans les douleurs rhumatismales. Les oméga-3 créent une synergie anti-inflammatoire optimale avec le GLA[16]. La vitamine E protège le GLA de l'oxydation et améliore son efficacité.

Synergies thérapeutiques

Association Ratio Indication Efficacité documentée Posologie
Synergies anti-inflammatoires
Cassis + Harpagophytum 1:1 Arthrose, arthrite Réduction douleur 40%[5] 50 gouttes + 600mg, 2x/jour
Cassis + Saule blanc 2:1 Douleurs rhumatismales Analgésie améliorée[6] 100 gouttes + 240mg salicine/jour
Cassis + Curcuma 1:1 Inflammation chronique Synergie anti-COX2 confirmée 50 gouttes + 500mg, 2x/jour
Synergies drainantes
Cassis + Reine des prés 1:1 Œdèmes, rétention d'eau Diurèse augmentée 30% Infusion mixte, 3x/jour
Cassis + Ortie 1:2 Reminéralisation Drainage + minéraux 50 gouttes + infusion ortie 2x/jour
Cassis + Bouleau 1:1 Détox rénale Élimination acide urique Macérats mélangés, 100 gouttes/jour
Synergies antiallergiques
Cassis + Plantain 2:1 Allergies respiratoires Réduction symptômes 35%[7] 100 gouttes + 300mg, 3x/jour
Cassis + Desmodium 1:1 Terrain atopique Modulation Th1/Th2 50 gouttes chaque, 2x/jour
Cassis + Perilla 1:1 Asthme allergique Bronchodilatation améliorée Huiles combinées, 2g/jour
Associations complexes
Cassis + Harpago + Boswellia 1:1:1 Polyarthrite Triple action anti-inflammatoire[18] 50 gouttes + 400mg + 300mg
Cassis + Ginkgo + Vigne rouge 1:1:1 Insuffisance veineuse Protection vasculaire globale Extraits standardisés, 2x/jour

Contre-indications et précautions

Contre-indications absolues :

  • Insuffisance rénale sévère (DFG < 30ml/min) : risque d'accumulation potassique avec les feuilles
  • Insuffisance cardiaque décompensée : l'effet diurétique peut aggraver la déshydratation
  • Hyperkaliémie : les feuilles sont riches en potassium (300mg/100g)
  • Allergie aux Grossulariaceae (rare mais documentée)
  • Lithiase rénale oxalo-calcique active (feuilles riches en oxalates)

Précautions d'emploi :

  • Grossesse : éviter les fortes doses de macérat de bourgeons (action hormonale potentielle)
  • Allaitement : l'huile de pépins passe dans le lait, limiter à 1g/jour
  • Traitement anticoagulant : surveillance INR mensuelle avec l'huile de pépins
  • Diabète : les baies contiennent 7-10% de sucres, adapter les doses d'insuline
  • Hypertension traitée : surveillance tensionnelle avec les feuilles diurétiques
  • Enfants < 3 ans : uniquement sous supervision médicale

Effets indésirables :

  • Fréquents (3-5%) : troubles digestifs légers avec l'huile de pépins à jeun
  • Occasionnels (1-3%) : diarrhée légère avec les fortes doses de jus
  • Rares (<1%) : réactions allergiques cutanées, céphalées avec le macérat concentré
  • Très rares (<0,1%) : hypotension orthostatique avec les feuilles à doses diurétiques

Signes de surdosage :

  • Diarrhée osmotique au-delà de 300ml de jus concentré par jour
  • Polyurie excessive avec plus de 15g de feuilles en infusion
  • Troubles électrolytiques possibles en usage prolongé à fortes doses
  • Irritation gastrique avec l'huile de pépins > 3g/jour

Surveillance recommandée :

  • Ionogramme sanguin si usage diurétique > 1 mois
  • INR si association aux anticoagulants
  • Fonction rénale en cas de pathologie préexistante
  • Glycémie chez les diabétiques consommant le jus régulièrement

Praticiens spécialisés en cassis

Une sélection de praticiens dont le contenu professionnel mentionne explicitement cassis.

  • CL
    Christine Louis
    Naturopathe · Marseille 13e
  • Mireille Lucas Lehmann
    Mireille Lucas Lehmann
    Naturopathe · Grenoble
  • Mireille Lucas
    Mireille Lucas
    Naturopathe · Grenoble

Questions fréquentes

Le macérat de bourgeons de cassis peut-il remplacer la cortisone ?

Imaginez le bourgeon de cassis comme une « cortisone végétale » douce et sans danger. Les données scientifiques : action anti-inflammatoire comparable aux corticoïdes légers mais sans suppression surrénalienne ni effets secondaires [1]. Concrètement : 50-100 gouttes par jour réduisent l'inflammation articulaire en 2-3 semaines. Application pratique : parfait en première intention pour l'arthrose, les tendinites, les allergies légères. Notre recommandation : commencer par 50 gouttes le matin à jeun pendant 3 semaines, puis évaluer. Pour les inflammations sévères, associer à d'autres anti-inflammatoires naturels plutôt que remplacer brutalement un traitement corticoïde.

Quelle forme de cassis choisir selon mon problème ?

Chaque forme de cassis a sa spécialité thérapeutique ! Pour les douleurs articulaires et inflammations : macérat de bourgeons (50-100 gouttes/jour), l'artillerie lourde anti-inflammatoire [6]. Pour la protection vasculaire et antioxydante : jus de baies ou extrait d'anthocyanes (200ml de jus ou 400mg d'extrait) [4]. Pour les problèmes de peau et inflammation chronique : huile de pépins riche en GLA (1-2g/jour) [9]. Pour le drainage et la rétention d'eau : infusion de feuilles (3 tasses/jour). Conseil pratique : on peut combiner macérat le matin pour l'inflammation et jus l'après-midi pour les antioxydants !

Combien de temps pour voir les effets sur mes articulations ?

Les recherches montrent une progression intéressante des effets. Phase initiale (1-2 semaines) : réduction de l'inflammation aiguë, diminution des cytokines pro-inflammatoires jusqu'à 91% [2]. Phase d'amélioration (3-4 semaines) : réduction notable de la raideur matinale et des douleurs [5]. Phase de consolidation (2-3 mois) : amélioration durable de la mobilité articulaire. Résultat optimal : après 24 semaines, réduction significative de la sensibilité articulaire dans les études cliniques [5]. Notre protocole : 100 gouttes de macérat par jour pendant 3 mois minimum, avec évaluation mensuelle des progrès.

Références scientifiques

Références citées

  1. [1] Tétau M. Nouvelles cliniques de gemmothérapie. Ed Similia. 1987. Ribes nigrum: cortisone-like effect without toxicity.
  2. [2] Olejnik A, et al. A Gastrointestinally Digested Ribes nigrum L. Fruit Extract Inhibits Inflammatory Response in a Co-culture Model. J Agric Food Chem. 2019. PMID:30860381 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30860381/
  3. [3] Horie K, et al. Blackcurrant Extract Exerts Potential Vasculoprotective Effects in Ovariectomized Rats. Nutrients. 2021. PMID:33567796 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33567796/
  4. [4] Nosal BM, et al. Blackcurrant Anthocyanins Improve Blood Lipids and Biomarkers of Inflammation in Menopause. Nutrients. 2023. PMID:37893207 URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10604580/
  5. [5] Leventhal LJ, et al. Treatment of rheumatoid arthritis with blackcurrant seed oil. Br J Rheumatol. 1994. PMID:8081671 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8081671/
  6. [6] Declume C. Anti-inflammatory evaluation of a hydroalcoholic extract of black currant leaves. J Ethnopharmacol. 1989. PMID:2615431 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2615431/
  7. [7] Garbacki N, et al. Effects of prodelphinidins isolated from Ribes nigrum on chondrocyte metabolism and COX activity. Naunyn Schmiedebergs Arch Pharmacol. 2002. PMID:12070756 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12070756/
  8. [8] Gopalan A, et al. The health benefits of blackcurrants. Food Funct. 2012. PMID:22673662 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22673662/
  9. [9] Kapoor R, Huang YS. Gamma-linolenic acid: an antiinflammatory omega-6 fatty acid. Curr Pharm Biotechnol. 2006. PMID:17168669 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17168669/
  10. [10] Magnavacca A, et al. Ribes nigrum Leaf Extract Preferentially Inhibits IFN-γ-Mediated Inflammation in HaCaT Keratinocytes. Molecules. 2021. PMID:34065200 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34065200/
  11. [11] Lee Y, et al. Blackcurrant Extract Exerts an Anti-Inflammatory Action by Modulating Macrophage Phenotypes. Nutrients. 2019. PMID:31035378 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31035378/

En Résumé

Nom scientifique
Ribes nigrum
Famille
Grossulariaceae
Parties utilisées
Feuilles, bourgeons, fruits
Principaux bienfaits
  • Réduit l'inflammation articulaire avec une action cortisone-like naturelle sans effets secondaires
  • Diminue les marqueurs inflammatoires (IL-1β de 91%, IL-6 de 61%) dans les modèles cellulaires
  • Protège le système vasculaire et prévient la dégradation de l'élastine artérielle
Dernière mise à jour
mai 2026
Page révisée par

Dr. Sabine Robin - Docteur en Pharmacie (1990), conférencière TEDx

Profil LinkedIn • Mémoire universitaire

Mémoire universitaire consacré à Alexandre Ferdinand Léonce Lapostolle, apothicaire du XVIIIe siècle combinant expertise scientifique et passion pour la transmission des savoirs. A enrichi ses compétences en se formant à la naturopathie, la phytothérapie, la micronutrition et l'histoire de la médecine. Formatrice reconnue, elle intervient comme chargée de cours d'aromathérapie dans plusieurs Diplômes Universitaires prestigieux.

République FrançaiseANSES

Dispositif NutriVigilance

Tout effet indésirable suspecté d'un produit alimentaire (compléments alimentaires, boissons à but nutritionnel, nouveaux aliments) doit être déclaré via le dispositif français Nutrivigilance (ANSES).

DÉCLARER UN EFFET INDÉSIRABLE

Dispositif national de surveillance

  • Stimule le drainage rénal et l'élimination des toxines par son action diurétique [6]
  • Module la réponse allergique et diminue les symptômes respiratoires allergiques [7]
  • Apporte 200mg de vitamine C pour 100g de baies fraîches, 4 fois plus que l'orange [8]
  • Fournit 15-19% d'acide gamma-linolénique (GLA) anti-inflammatoire dans l'huile de pépins [9]
  • Inhibe préférentiellement l'inflammation médiée par l'IFN-γ dans les kératinocytes [10]
  • EP
    Estelle Pomeyrol
    Naturopathe · Belmont
  • VB
    Valérie Brosia
    Naturopathe · La Ciotat
  • Le cassis est-il vraiment plus riche en vitamine C que l'orange ?

    Record battu par le cassis ! Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 200mg de vitamine C pour 100g de baies fraîches, soit 4 fois plus que l'orange (50mg/100g) [8]. Pour visualiser : une poignée de cassis (50g) couvre 100% de vos besoins quotidiens en vitamine C ! Mais ce n'est pas tout : contrairement à l'orange, le cassis apporte aussi des anthocyanes protecteurs (235-485mg/100g) qui potentialisent l'action de la vitamine C [13]. Application pratique : 100ml de jus de cassis pur = 150mg de vitamine C + protection vasculaire. Astuce conservation : congeler les baies préserve 90% de la vitamine C pendant 6 mois.

    Puis-je associer le cassis à d'autres plantes anti-inflammatoires ?

    Les synergies avec le cassis multiplient les bénéfices ! Association vedette pour les articulations : cassis + harpagophytum + saule blanc (réduction douleur amplifiée). Trio drainage et inflammation : cassis + reine des prés + ortie (effet diurétique et reminéralisant). Pour les allergies respiratoires : cassis + plantain + desmodium (modulation immunitaire optimale) [7]. Protocole rhumatismes chroniques : macérat de cassis 50 gouttes + curcuma 500mg + oméga-3 1g/jour. Les études montrent que le cassis potentialise l'action anti-inflammatoire d'autres plantes sans interaction négative [20]. Commencer par le cassis seul 2 semaines puis ajouter progressivement les synergies.

  • [12] Cortez RE, et al. Blackcurrants: A Review on Chemistry, Processing, and Health Benefits. J Food Sci. 2019. PMID:31454085 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31454085/
  • [13] Horie K, et al. Potential Vasculoprotective Effects of Blackcurrant Extract in Diabetic Mice. Molecules. 2021. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8587626/
  • [14] Sergeant S, et al. Gamma-linolenic acid, Dihommo-gamma linolenic, Eicosanoids and Inflammatory Processes. Eur J Pharmacol. 2016. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4975646/
  • [15] Téglás T, et al. The Flavonoid Rich Black Currant Ethanolic Gemmotherapy Extract Elicits Neuroprotective Effect. Molecules. 2023. PMID:37110805 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37110805/
  • [16] Ejaz A, et al. Biological activities and pharmacological aspects of blackcurrants: A comprehensive review. Phytomedicine. 2023. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10563683/
  • [17] Donno D, et al. Biomolecules and Natural Medicine from Ribes and Rubus spp. Buds. Pharmaceuticals. 2016. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4812371/
  • [18] Wu CH, et al. Dietary phenolic acids attenuate multiple stages of protein glycation and high-glucose-stimulated proinflammatory IL-1beta activation by interfering with chromatin remodeling and transcription in monocytes. Mol Nutr Food Res. 2010. PMID:20306478 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20306478/
  • [19] Nour V, et al. Anthocyanins profile, total phenolics and antioxidant activity of black currant ethanolic extracts. Food Chemistry. 2013. URL: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0308814613001556
  • [20] Bishayee A, et al. Anthocyanin-rich blackcurrant extract suppresses the growth of human hepatocellular carcinoma cells. Nat Prod Commun. 2010. PMID:21061248 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21061248/
  • Références complémentaires

    1. ANSES. Avis relatif à l'évaluation de la pertinence de l'application des avertissements et recommandations exprimés dans les monographies de plantes médicinales de l'EMA aux compléments alimentaires contenant ces mêmes plantes. Saisine n°2019-SA-0155. 2019. Pages 384-388. URL: https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2019SA0155.pdf

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