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Hamamélis

Hamamelis virginiana L.

Autres noms: Witch hazel, Noisetier des sorcières, Hamamélis de Virginie, Hamamelidis folium, Hamamelidis cortex, Café du diable
Famille: Hamamelidaceae

L'hamamélis (Hamamelis virginiana) est l'astringent végétal de référence en phytothérapie occidentale. Originaire d'Amérique du Nord, traditionnellement utilisé par les peuples amérindiens puis adopté par la pharmacopée européenne, il est reconnu par l'EMA pour le traitement symptomatique des hémorroïdes, des inflammations cutanées légères et des contusions. Riche en tanins (hamamélitannin, proanthocyanidines, gallotannins), il agit en topique comme en interne. Découvrez ses bienfaits, posologies, mécanismes et précautions d'usage.

Hamamélis (Hamamelis virginiana L.) - Plante médicinale de la famille Hamamelidaceae. Principaux bienfaits: Reconnu par l'EMA pour le soulagement symptomatique des hémorroïdes (prurit, brûlure) et des inflammations cutanées légères selon la monographie HMPC sur Hamamelis virginiana [4], Réduit l'érythème UV-B de 20 à 27% dans une étude clinique contrôlée sur lotion aftersun à 10% de distillat d'hamamélis [3]. Photo botanique haute résolution.
Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement et ne remplacent pas un avis médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant d'entreprendre tout traitement.

En bref

L'hamamélis est l'astringent végétal de référence en Occident, riche en tanins (hamamélitannin) qui resserrent les tissus et tonifient les capillaires superficiels. L'EMA reconnaît son usage pour les hémorroïdes, les inflammations cutanées légères, les contusions et les dermatoses bénignes. Études cliniques disponibles : aftersun anti-érythème (Hughes-Formella 1998), comparaison vs hydrocortisone dans l'eczéma atopique (Korting 1995), tolérance pédiatrique (Wolff 2007). Précautions principales : peau très sèche (effet desséchant), allergies aux tanins, voie orale concentrée déconseillée.

Quels sont les bienfaits de l'Hamamélis?

L'hamamélis (Hamamelis virginiana) est un astringent végétal majeur, reconnu par l'EMA pour le traitement symptomatique des hémorroïdes, des dermatoses inflammatoires légères et des contusions. Ses tanins (hamamélitannin, proanthocyanidines) inhibent NF-κB, modulent les cytokines pro-inflammatoires (IL-6, IL-17C) et resserrent les vaisseaux superficiels. Validé par étude comparative vs hydrocortisone (Korting 1995), efficace en aftersun (Hughes-Formella 1998) et en pédiatrie (Wolff 2007).

  • Reconnu par l'EMA pour le soulagement symptomatique des hémorroïdes (prurit, brûlure) et des inflammations cutanées légères selon la monographie HMPC sur Hamamelis virginiana [4]
  • Réduit l'érythème UV-B de 20 à 27% dans une étude clinique contrôlée sur lotion aftersun à 10% de distillat d'hamamélis [3]
  • Inhibe la cascade inflammatoire des kératinocytes typique de l'eczéma atopique en bloquant la voie NF-κB et les cytokines IL-6, IL-17C, TSLP, CCL26 selon étude in vitro [5]
  • Démontre une bonne tolérance et une efficacité sur dermatoses pédiatriques mineures (lésions cutanées, dermatite des couches) chez 309 enfants selon étude observationnelle [9]
  • Présente une activité anti-acnéique en limitant la production de cytokines pro-inflammatoires des kératinocytes humains [6]
  • Inhibe la croissance de bactéries résistantes Gram+ et Gram- (E. coli, MRSA, K. pneumoniae) selon recherche pharmacologique 2023 [7]
  • Module l'expression des marqueurs de barrière cutanée (loricrine, transglutaminase-1) dans un modèle ex vivo d'inflammation chronique [10]
  • Démontre une activité cytotoxique sélective de l'hamamélitannin contre les cellules cancéreuses du côlon sans toxicité sur les colonocytes normaux selon étude in vitro [1]
  • Protège les fibroblastes dermiques contre les dommages UV-A en modulant les composants de la matrice extracellulaire selon étude clinique croisée 2021 [8]
  • Présente une activité antivirale documentée contre le virus de la grippe A et le papillomavirus humain via mécanisme d'inhibition de la neuraminidase [12]

Histoire et tradition

L'hamamélis est un arbuste de la famille des Hamamelidaceae, originaire des forêts décidues de l'est de l'Amérique du Nord. On le rencontre depuis la Nouvelle-Écosse au Canada jusqu'aux montagnes de Floride et du Texas, dans les sous-bois humides et les ravins ombragés. Sa caractéristique botanique la plus singulière est sa floraison hivernale : les fleurs jaunes filiformes apparaissent en novembre-décembre, alors que les feuilles tombent — phénomène qui a contribué à son aura mystérieuse. L'origine du nom 'witch hazel' (noisetier des sorcières) en anglais reste débattue : la principale hypothèse renvoie au mot anglo-saxon wych (flexible, pliable) plutôt qu'à la sorcellerie, mais l'usage divinatoire ancien de ses rameaux pour détecter les sources d'eau souterraines (baguette de sourcier) a entretenu la confusion.

L'histoire médicinale de l'hamamélis est d'abord amérindienne. Plusieurs nations autochtones de l'est de l'Amérique du Nord — Iroquois, Mohegan, Potawatomi, Cherokee, Menominee, Chippewa — l'utilisaient depuis des siècles avant l'arrivée des Européens. Les usages documentés par les ethnobotanistes (notamment Daniel Moerman dans son corpus Native American Ethnobotany) sont remarquablement variés : décoctions de feuilles et d'écorce pour traiter les contusions, les douleurs musculaires, les inflammations oculaires, les piqûres d'insectes, les coupures et hémorragies, les diarrhées, les rhumes et la dysenterie. Les Iroquois en faisaient des compresses pour les hémorroïdes et les varices ; les Mohegan s'en servaient pour les saignements menstruels excessifs ; les Chippewa l'employaient en bains de vapeur pour les douleurs lombaires.

Les colons européens découvrent l'hamamélis au XVIIᵉ siècle. La première description botanique européenne est due au naturaliste américain John Bartram (1736), qui correspond avec Carl von Linné et lui envoie des spécimens. Linné décrit officiellement l'espèce en 1753 sous le nom Hamamelis virginiana, le qualificatif renvoyant à la colonie de Virginie où la plante avait été initialement collectée. La pharmacopée américaine inscrit l'hamamélis dès le XIXᵉ siècle.

Le tournant industriel survient en 1846, lorsque le pasteur Theron T. Pond de Utica (New York) met au point un distillat aqueux d'hamamélis selon une formule transmise par les Indiens Oneida. Il le commercialise sous le nom 'Golden Treasure', rebaptisé 'Pond's Extract' après sa mort. Ce distillat connaîtra un succès international considérable et donnera naissance à l'une des premières marques cosmétiques modernes (Pond's). En parallèle, plusieurs autres préparations à base d'hamamélis (Dickinson's Witch Hazel, Humphreys') établissent le statut quasi-universel de la plante dans les pharmacies familiales américaines pour les coups, contusions, brûlures légères, hémorroïdes et dermatoses bénignes. Aux États-Unis, l'hamamélis distillat est encore aujourd'hui un produit OTC réglementé par la FDA, inscrit officiellement à la United States Pharmacopeia.

La diffusion en Europe est rapide. La phytothérapie française et allemande adopte l'eau d'hamamélis comme tonique veineux et astringent topique de référence à la fin du XIXᵉ siècle. Henri Leclerc, dans son Précis de phytothérapie (1922), consacre des pages détaillées à l'hamamélis pour les varices, hémorroïdes et métrorragies. L'École française de Cazin en avait fait l'éloge dès 1868.

La caractérisation chimique progresse parallèlement. L'hamamélitannin est isolé en 1898 par le chimiste allemand Grüttner, puis caractérisé en détail par Haberland (1935). Cette molécule unique — un ester double de l'hamamélose et de l'acide gallique — donne son nom à la plante et constitue l'un des marqueurs analytiques principaux des extraits modernes[13]. Au tournant du XXIᵉ siècle, la recherche pharmacologique moderne — particulièrement l'équipe milanaise de Stefano Piazza et l'équipe romaine de Fausta Natella — explore les mécanismes moléculaires de l'hamamélis : modulation NF-κB, inhibition des cytokines pro-inflammatoires, activité antivirale, protection UV[5],[6],[8].

La consécration institutionnelle européenne survient en 2009 avec l'adoption par l'EMA/HMPC de la monographie d'usage médical traditionnel pour l'écorce, la feuille et le distillat d'Hamamelis virginiana, dans les indications suivantes : soulagement symptomatique du prurit et des sensations de brûlure liées aux hémorroïdes (après exclusion de pathologies graves par un médecin), traitement symptomatique des inflammations cutanées légères, des contusions et des dermatoses bénignes[4].

Composition et principes actifs

Tanins : l'identité chimique de l'hamamélis

Les tanins constituent la fraction pharmacologiquement majeure de l'hamamélis. Leur teneur varie selon la partie utilisée : 3 à 10% dans la feuille séchée (Hamamelidis folium), 8 à 12% dans l'écorce (Hamamelidis cortex). Cette concentration peut atteindre 65% dans les extraits hydroalcooliques d'écorce[13]. L'hamamélis appartient à la rare catégorie des plantes qui contiennent simultanément les deux grandes classes de tanins :

Tanins hydrolysables (gallotannins) : dominés par l'hamamélitannin (2',5-di-O-galloyl-D-hamamélose), un ester double de gallate caractéristique de l'espèce. Concentration de 1 à 2% dans la feuille, jusqu'à 65% des tanins totaux dans certains extraits d'écorce. L'hamamélitannin présente in vitro des activités antioxydantes, anti-inflammatoires (modulation NF-κB), antimicrobiennes, antivirales et — données préliminaires — une cytotoxicité sélective sur certaines lignées de cancer du côlon sans toxicité sur les colonocytes normaux[1],[12].

Tanins condensés (proanthocyanidines) : environ 88% des tanins totaux dans la feuille, sous forme d'oligomères et polymères de catéchine et d'épicatéchine. Ces molécules participent à l'effet astringent local par précipitation des protéines de surface, créant une couche protectrice 'film' sur les muqueuses et les plaies superficielles[13].

Acide gallique libre : présent à hauteur d'environ 10% des tanins de la feuille, contribue à l'activité antioxydante et antimicrobienne complémentaire[13].

Flavonoïdes

L'hamamélis contient également une fraction flavonoïdique modérée mais significative : quercétine et kæmpferol et leurs dérivés glycosylés (kæmpferol-3-O-glucoside, quercétine-3-O-rhamnoside, hyperoside). Ces flavonoïdes contribuent aux activités vasoprotectrices et anti-inflammatoires[11].

Acides phénoliques

Présence d'acide caféoylquinique (acide chlorogénique), acide caféique et leurs dérivés. Ces composés exercent des effets antioxydants et participent à la protection cellulaire[11].

Composés volatils (huile essentielle)

La distillation à la vapeur des rameaux et feuilles fraîches produit l'eau d'hamamélis (Hamamelidis aqua), forme cosmétique majeure. Le distillat contient peu de tanins (qui ne sont pas volatils) mais des composés aromatiques (sesquiterpènes, alcools aliphatiques, eugénol, carvacrol traces) qui contribuent aux effets sensitifs (fraîcheur) et anti-inflammatoires légers. Les préparations distillées commerciales contiennent typiquement 14% d'éthanol comme conservateur (Witch Hazel Water USP).

Autres composés

Les feuilles fournissent de la choline, des saponines mineures, et des minéraux (potassium, calcium). L'écorce contient de petites quantités d'esters phénoliques et de glycosides aliphatiques.

Mécanismes d'action documentés

1. Astringence locale : précipitation des protéines de surface par les tanins, formant une couche protectrice qui limite la perte de fluides, l'inflammation et la prolifération microbienne. C'est le mécanisme historique invoqué pour les hémorroïdes, les varices superficielles et les dermatoses suintantes.

2. Modulation de la signalisation inflammatoire : l'extrait d'écorce inhibe in vitro la voie NF-κB dans les kératinocytes humains, réduisant la libération de cytokines pro-inflammatoires (IL-6, IL-17C, TSLP, CCL26, MMP-9). Mécanisme central documenté dans l'eczéma atopique, l'acné inflammatoire et les dermatites[5],[6].

3. Activité antioxydante : capacité de neutralisation des radicaux libres (DPPH, ABTS, peroxynitrites) particulièrement marquée pour les tanins hydrolysables. Restauration des enzymes antioxydantes endogènes (SOD, catalase, GPx) dans des modèles cellulaires[10].

4. Antimicrobien : inhibition documentée de la croissance de Staphylococcus aureus (y compris MRSA), Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Streptococcus mutans et autres germes Gram+ et Gram-. Effet anti-biofilm démontré sur S. aureus[7].

5. Antiviral : activité contre le virus de la grippe A (inhibition de la neuraminidase) et le papillomavirus humain documentée pour l'hamamélitannin et les fractions enrichies en tanins[12].

6. Photoprotection et anti-érythème UV : réduction de l'érythème UV-B de 20-27% dans l'étude clinique Hughes-Formella sur lotion aftersun à 10% de distillat[3]. Modulation de l'expression des composants de la matrice extracellulaire dans les fibroblastes exposés aux UV-A[8].

Posologie : comment utiliser l'Hamamélis ?

Note importante sur les posologies : les posologies indiquées proviennent de la monographie EMA/HMPC sur Hamamelis virginiana[4], des études cliniques et de la pratique phytothérapique consensuelle. L'hamamélis est principalement utilisé en application topique. La voie orale est limitée à des préparations diluées et de courte durée. Toute supplémentation thérapeutique doit être discutée avec un professionnel de santé, particulièrement en cas de pathologie chronique, grossesse ou usage chez l'enfant.

Reconnaissance institutionnelle : usage médical traditionnel reconnu par l'Agence européenne du médicament (EMA/HMPC, 2009) pour le soulagement symptomatique des hémorroïdes, des inflammations cutanées légères, des contusions et des dermatoses bénignes.

Hémorroïdes (crise et soulagement symptomatique)

  • Compresses : décoction d'écorce 5 g pour 250 ml d'eau, 10 min, à appliquer tiède 2-3 fois par jour
  • Pommade ou crème : à 5-10% d'extrait d'écorce, 2-3 applications quotidiennes
  • Bains de siège : 30-50 g d'écorce ou de feuille dans 1 litre d'eau, 15 min, 1 à 2 fois par jour
  • Suppositoires : à 200-400 mg d'extrait, 1-2 fois par jour, durée 5-10 jours
  • Indication EMA : usage traditionnel symptomatique, après exclusion d'une pathologie sérieuse[4]

Couperose, fragilité capillaire et veinules visibles du visage

  • Eau d'hamamélis (distillat) : en lotion matin et soir, sur peau propre, à l'aide d'un coton
  • Crème ou sérum : à 1-3% d'extrait d'écorce ou de feuille, 1-2 applications quotidiennes
  • Synergie : association avec vigne rouge orale (360 mg AS 195/jour)[15]
  • Délai : amélioration progressive sur 4-8 semaines
  • Précaution : éviter sur peau très sèche (effet desséchant des tanins)

Eczéma atopique léger, dermatites, prurit

  • Pommade ou crème : à 5-10% de distillat d'hamamélis, 2-3 applications quotidiennes
  • Étude comparative : efficacité observée vs placebo dans l'eczéma atopique modéré (mais inférieure à l'hydrocortisone 0,5%)[2]
  • Mécanisme : modulation NF-κB, réduction des cytokines IL-6, IL-17C, TSLP[5]
  • Limite : alternative complémentaire mais non substitut aux corticoïdes en cas de poussée sévère
  • Tolérance : excellente, y compris sur peaux fragiles[9]

Aftersun, érythème solaire léger

  • Lotion aftersun : à 10% de distillat d'hamamélis, plusieurs applications quotidiennes
  • Effet documenté : réduction de l'érythème UV-B de 20-27% selon étude clinique contrôlée[3]
  • Application : sur peau propre, après douche fraîche
  • Synergie : association avec aloe vera, beurre de karité ou panthénol
  • Limite : ne remplace pas une protection solaire préventive (SPF)

Contusions, ecchymoses, douleurs musculaires

  • Compresses : distillat ou décoction tiède 2-3 fois par jour pendant 3-5 jours
  • Gel ou crème : à 5-10% d'extrait, application locale plusieurs fois par jour
  • Synergie : association avec arnica topique pour les hématomes
  • Indication EMA : usage traditionnel pour le soulagement symptomatique des contusions[4]

Petits maux pédiatriques (plus de 6 ans)

  • Pommade légère : 5-10% d'extrait pour égratignures, ecchymoses légères, dermatites
  • Tolérance documentée : excellente sur 309 enfants (étude observationnelle Wolff)[9]
  • Précaution : éviter le distillat alcoolisé (préférer pommades ou baumes anhydres)
  • Voie orale : non recommandée chez l'enfant en l'absence de données
  • Avis pédiatrique : impératif pour les nourrissons de moins de 6 mois

Soin des peaux mixtes à grasses, acné légère

  • Lotion tonique : distillat d'hamamélis matin et soir, après nettoyage
  • Mécanisme : astringence (resserrement des pores), action anti-inflammatoire et antimicrobienne[6],[7]
  • Synergie : association avec niacinamide, acide salicylique faible dose ou tea tree
  • Précaution : stopper en cas de tiraillement persistant ou irritation

Formes et préparations

Forme Standardisation Biodisponibilité Délai d'action Usage privilégié
Formes topiques (usage principal)
Eau d'hamamélis (distillat aqueux) Composés volatils (peu de tanins) Locale, action immédiate Quelques minutes (effet sensitif) Visage : couperose, peaux sensibles, aftersun[3],[11]
Pommade ou crème (5-10% extrait) Tanins totaux variables Locale prolongée 24-48 h (hémorroïdes, dermatites) Hémorroïdes, eczéma léger, contusions[2],[4]
Gel rafraîchissant Distillat + extrait combinés Locale, sensitive Immédiat Jambes lourdes, contusions, irritation cutanée
Suppositoires Extrait standardisé d'écorce Locale, muqueuse rectale 2-3 jours Hémorroïdes internes
Compresses (décoction) Préparation extemporanée Locale Immédiat-24 h Tradition : contusions, hémorroïdes, irritations
Formes orales (usage limité, courte durée)
Infusion légère de feuilles Non standardisée (1-2 g pour 150 ml) Modérée (tanins peu absorbés) Variable Tradition : circulation veineuse légère, max 2 tasses/jour, courte durée[4]
Gélules ou comprimés d'extrait sec Variable selon fabricant Modérée Plusieurs semaines Cures veinotoniques (préférer vigne rouge ou marronnier)
Teinture mère 1:5 (alcool 60°) Polyphénols solubles Bonne (mais alcoolique) 2-4 semaines Tradition spagyrique, formules composées en gouttes
Granules homéopathiques (5CH-30CH) Dilutions infinitésimales — Variable (approche symbolique) Tradition homéopathique : congestion veineuse, hémorroïdes
Forme à éviter
Witch Hazel Water USP (distillat alcoolisé 14%) Composés volatils + alcool — — Usage cosmétique externe uniquement — ne pas ingérer

Interactions médicamenteuses

L'hamamélis présente un profil d'interactions très limité par rapport aux veinotoniques systémiques (vigne rouge, marronnier d'Inde) en raison de son usage principalement topique et de la faible absorption systémique des tanins par voie orale.

Voie topique : aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative documentée. Précaution : éviter d'appliquer simultanément l'hamamélis avec des dermocorticoïdes puissants sur la même zone (effet astringent peut altérer la pénétration), espacer de 2-4 heures.

Voie orale (préparations diluées) : les tanins peuvent théoriquement réduire l'absorption intestinale de plusieurs classes de médicaments en formant des complexes insolubles : suppléments de fer (chélation, réduction d'absorption jusqu'à 50%), médicaments à structure protéique (insuline orale, peptides), alcaloïdes basiques (atropine, codéine, morphine). Espacer la prise de 2-3 heures.

Anticoagulants oraux : données très limitées. Les tanins de l'hamamélis n'ont pas démontré d'activité antiagrégante plaquettaire significative aux doses topiques. Par prudence, signaler l'usage de préparations orales concentrées au médecin si traitement par warfarine ou AOD.

Médicaments à élimination biliaire : effet théorique modéré non documenté cliniquement.

Suppléments de fer : la chélation du fer non héminique par les tanins peut réduire son absorption. Espacer de 2-3 heures la prise orale d'hamamélis et des compléments de fer (particulièrement chez les femmes enceintes ou anémiques).

Cosmétiques actifs : prudence en cas d'association avec rétinoïdes (risque d'irritation), acides exfoliants (AHA, BHA) ou peeling, surtout en cas de peau sensibilisée. Tester par séquençage temporel ou alterner les jours d'application.

Préparations homéopathiques : Hamamelis virginiana en dilutions homéopathiques (5CH à 30CH) est compatible avec tout autre traitement allopathique, sans risque pharmacologique d'interaction.

Synergies thérapeutiques

Association Ratio Indication Efficacité documentée Posologie
Associations binaires
Hamamélis + Marronnier d'Inde 1:1 Hémorroïdes Topique astringent + oral veinotonique[4],[14] Pommade locale + 100 mg escine/jour
Hamamélis + Vigne rouge 1:1 Couperose, fragilité capillaire Topique + flavonoïdes systémiques[11],[15] Lotion locale + 360 mg AS 195/jour
Hamamélis + Calendula 1:1 Dermatites, irritations cutanées Astringence + cicatrisation[9] Crème mixte 5+5%, 2-3 applications/jour
Hamamélis + Aloe vera 1:2 Aftersun, brûlures légères Anti-érythème + hydratation[3] Gel composé après exposition
Hamamélis + Arnica 1:1 Contusions, hématomes Astringence + résorption d'hématome Pommade ou gel topique mixte
Hamamélis + Tea tree 9:1 Acné légère, peaux à imperfections Anti-inflammatoire + antimicrobien[6],[7] Lotion : distillat + 1% HE tea tree
Associations complexes (3+ plantes)
Hamamélis + Marronnier + Vigne rouge 1:1:1 Hémorroïdes chroniques Triple action complémentaire (référence des préparations EU)[4],[14] Formulation type pommade + capsules
Hamamélis + Calendula + Camomille 1:1:1 Dermatites pédiatriques Triple synergie cicatrisante et apaisante[9] Pommade ou liniment doux
Hamamélis + Centella + Vigne rouge 1:1:1 Couperose, microcirculation faciale Astringence + cicatrisation + flavonoïdes[11] Sérum visage cosmétique
Hamamélis + Mélilot + Cassis 1:1:1 Jambes lourdes + congestion veineuse Action veineuse + lymphatique + anti-inflammatoire Cures topiques + orales

Contre-indications et précautions

L'hamamélis présente un excellent profil de sécurité en usage topique aux concentrations recommandées. La monographie EMA/HMPC le classe parmi les plantes médicinales d'usage traditionnel à profil de tolérance favorable[4]. La principale précaution concerne l'usage interne à doses concentrées (déconseillé) et les peaux très sèches ou eczémateuses sévères (effet desséchant des tanins). Chez l'enfant et la femme enceinte, l'usage topique modéré est généralement bien toléré, mais la voie orale est déconseillée en l'absence de données suffisantes.

Contre-indications absolues :

  • Hypersensibilité connue à Hamamelis virginiana, à l'hamamélitannin ou à l'un des composants des préparations
  • Voie orale concentrée (extraits secs à hautes doses) : non recommandée en raison du risque hépatique théorique des tanins fortement concentrés
  • Application sur muqueuses oculaires : risque d'irritation, à proscrire
  • Plaies profondes ou infectées : nécessitent une prise en charge médicale spécifique avant tout usage topique
  • Saignements rectaux non explorés : nécessitent une consultation médicale pour exclure une pathologie sérieuse avant tout traitement local des hémorroïdes

Précautions d'emploi :

  • Grossesse et allaitement : usage topique modéré généralement bien toléré ; éviter les préparations orales concentrées et les distillats alcoolisés en application étendue[4]
  • Enfants de moins de 6 ans : préférer les pommades et baumes anhydres à faible concentration (5%) ; éviter les distillats alcoolisés (Witch Hazel Water USP à 14% d'alcool) ; consulter un pédiatre pour les nourrissons[9]
  • Peaux très sèches ou eczémateuses sévères : l'effet astringent peut accentuer la sécheresse et les tiraillements ; tester par petite zone, alterner avec un soin émollient
  • Allergies multiples ou peaux réactives : test cutané préalable (pli du coude 24h) recommandé
  • Cures topiques prolongées : faire des pauses tous les 2-3 mois pour éviter l'effet rebond ou la désadaptation cutanée

Effets indésirables documentés :

L'hamamélis est l'une des plantes médicinales topiques les mieux tolérées. Les rares effets indésirables rapportés incluent :

  • Réactions cutanées locales (rares, <2%) : irritation, prurit, sécheresse, eczéma de contact — généralement liés à l'effet astringent excessif ou à une sensibilité aux tanins ou au véhicule alcoolique
  • Sensibilisation allergique (très rare) : eczéma de contact retardé chez les sujets prédisposés
  • Voie orale (préparations concentrées) : nausées, gastralgie, constipation possibles ; rares cas de cytolyse hépatique transitoire à doses très élevées et prolongées (signal historique non confirmé en pratique standard)
  • Voie rectale (suppositoires) : sensation de brûlure transitoire occasionnelle

Quand consulter :

  • Saignement hémorroïdaire abondant ou persistant > 3 jours malgré le traitement topique
  • Aggravation d'une dermatite ou apparition de nouvelles lésions cutanées
  • Réaction allergique (urticaire, gonflement, prurit généralisé) après application
  • Hémorroïdes récidivantes ou douleurs anales intenses : consultation proctologique pour exclure une pathologie sérieuse (fissure, fistule, néoplasie)

Populations particulières :

Personnes âgées : généralement très bien tolérée en topique. Préférer les pommades émollientes aux distillats alcoolisés (peau plus fragile et sèche).

Femmes enceintes : l'usage topique modéré (eau d'hamamélis sur le visage, pommade hémorroïdaire) est généralement considéré comme sûr, l'absorption systémique des tanins étant faible. Éviter les préparations orales concentrées par principe de précaution[4]. Très utile pour les hémorroïdes du post-partum (en pommade ou compresse).

Sportifs : l'hamamélis ne figure sur aucune liste de substances dopantes. Compatible avec la pratique sportive ; précieux pour les ecchymoses, contusions et jambes lourdes après l'effort.

Personnes à peau atopique ou sensible : débuter par concentrations faibles (5% maximum), tester sur petite zone, associer systématiquement à un émollient pour limiter la sécheresse.

Surveillance recommandée :

Pour les usages topiques chroniques (cures > 3 mois) sur le visage ou les muqueuses, un avis dermatologique est conseillé. La voie orale n'a généralement pas de place en cures longues : préférer les veinotoniques systémiques mieux documentés (vigne rouge, marronnier d'Inde) pour la circulation veineuse en interne.

Note éditoriale : Ce contenu repose sur la monographie EMA/HMPC sur Hamamelis virginiana, sur des essais cliniques publiés (Korting 1995, Hughes-Formella 1998, Wolff 2007) et sur les données pharmacologiques modernes (équipes Piazza, Natella, Theisen). Il est fourni à titre informatif et ne remplace pas l'avis personnalisé d'un médecin, d'un dermatologue, d'un pharmacien ou d'un naturopathe formé.

Questions fréquentes

Quelle différence entre la feuille, l'écorce et l'eau d'hamamélis ?

Imaginez l'hamamélis comme un arbre à trois usages. La feuille (Hamamelidis folium) contient 3 à 10% de tanins (mélange de gallotannins, hamamélitannin et proanthocyanidines), elle convient aux préparations orales modérées (infusions, gélules) et aux applications topiques douces [13]. L'écorce (Hamamelidis cortex) est plus concentrée — 8 à 12% de tanins, jusqu'à 65% d'hamamélitannin dans les extraits hydroalcooliques —, elle se prête aux extraits standardisés et aux pommades anti-hémorroïdaires [13]. L'eau d'hamamélis (distillat aqueux ou Hamamelidis aqua), obtenue par distillation à la vapeur, contient peu de tanins mais des composés volatils astringents et anti-inflammatoires ; c'est la forme cosmétique privilégiée pour le visage (couperose, peaux sensibles, aftersun) [3]. Conseil pratique : pour les hémorroïdes, l'écorce en pommade ou compresse ; pour le visage, l'eau d'hamamélis en lotion.

L'hamamélis est-il vraiment efficace contre les hémorroïdes ?

Bonne nouvelle : l'EMA reconnaît officiellement l'usage traditionnel de l'hamamélis pour le soulagement symptomatique des hémorroïdes (prurit, brûlure, sensation d'inconfort) [4]. Mécanismes documentés : effet astringent des tanins (resserrement local des vaisseaux dilatés), action anti-inflammatoire sur les kératinocytes via inhibition NF-κB et cytokines pro-inflammatoires [5],[6], effet antimicrobien sur la flore locale [7]. En pratique : décoction concentrée d'écorce (5 g pour 250 ml d'eau, 10 minutes) en compresses tièdes 2-3 fois par jour, ou pommade à 5-10% d'extrait. Délai d'action : soulagement subjectif en 24-48 heures pour les crises légères. Limite importante : si saignement abondant, douleur intense ou récidive fréquente, consultation médicale impérative pour exclure une pathologie nécessitant une prise en charge spécialisée.

Peut-on appliquer l'eau d'hamamélis sur le visage tous les jours ?

Oui, et c'est même recommandé pour les peaux à problèmes vasculaires. L'eau d'hamamélis (distillat) est l'une des lotions les plus polyvalentes en cosmétique naturelle [11]. Indications principales : couperose et fragilité capillaire (effet vasoconstricteur des tanins), peaux mixtes à grasses (effet astringent qui resserre les pores), peaux acnéiques (action anti-inflammatoire et antibactérienne documentée) [6],[7], aftersun (réduction de l'érythème UV-B de 20-27%) [3]. Application pratique : matin et soir, après nettoyage, sur peau propre, à l'aide d'un coton ou en spray. Précaution : éviter sur peau très sèche ou eczémateuse — l'effet astringent peut accentuer la sécheresse. Tester sur petite zone si peau réactive ; arrêt en cas de tiraillement persistant.

L'hamamélis est-il sûr pour les enfants et bébés ?

Les recherches sont encourageantes. Une étude observationnelle sur 309 enfants (âgés de 27 jours à 11 ans) a évalué la pommade d'hamamélis vs dexpanthénol pour les lésions cutanées mineures, les dermatites de la zone des couches et les inflammations localisées [9]. Résultats : très bonne tolérance (98-99% de tolérance jugée 'excellente' ou 'bonne'), efficacité au moins comparable au dexpanthénol. Application pratique : pommade d'hamamélis à concentration faible (extrait 10% maximum) acceptable chez l'enfant pour les égratignures, les ecchymoses et les dermatites légères. Précautions : éviter le distillat alcoolisé sur les bébés (irritation possible), préférer les baumes anhydres ou pommades à base lipidique. Voie orale absolument déconseillée chez l'enfant en l'absence de données. Toujours consulter un pédiatre pour les nourrissons.

Y a-t-il un risque à boire de l'hamamélis ?

Attention, prudence requise. La voie orale concentrée n'est généralement pas recommandée pour l'hamamélis, contrairement aux usages topiques validés. Raisons : la forte concentration en tanins peut provoquer des nausées, de la constipation, et — à doses élevées — une atteinte hépatique théorique. La monographie EMA limite les usages internes à des préparations très diluées (infusion légère de feuilles 1-2 g pour 150 ml d'eau, maximum 2 tasses par jour, sur courte durée) pour les troubles légers de circulation veineuse [4]. Application pratique : pour la circulation veineuse en interne, préférez la vigne rouge ou le marronnier d'Inde, mieux documentés et plus sûrs en usage prolongé. Réservez l'hamamélis aux applications topiques (pommades, lotions, compresses, gels) et aux préparations homéopathiques diluées. Ne jamais consommer le distillat alcoolisé (witch hazel water USP) qui contient 14% d'alcool.

Comment associer l'hamamélis à d'autres plantes pour la circulation ?

Les associations sont très complémentaires. Pour les hémorroïdes : hamamélis topique + marronnier d'Inde oral (escine 100 mg/jour) — la voie locale astringente potentialise la voie générale veinotonique [4],[14]. Pour la couperose et la fragilité capillaire visage : hamamélis topique (lotion ou crème) + vigne rouge orale (extrait standardisé AS 195, 360 mg/jour) — synergie locale + systémique [11],[15]. Pour les jambes lourdes avec varicosités cutanées : hamamélis en gel froid local + vigne rouge ou marronnier en interne. Conseil pratique : appliquer le gel ou la lotion d'hamamélis le soir sur les jambes en mouvements ascendants (du pied vers le genou) après une douche fraîche, en complément de la cure orale veinotonique. Bénéfices observés en 4-8 semaines.

Références scientifiques

Références citées

  1. [1] Sánchez-Tena S, et al. Hamamelitannin from witch hazel (Hamamelis virginiana) displays specific cytotoxic activity against colon cancer cells. J Nat Prod. 2012. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22216935/
  2. [2] Korting HC, et al. Comparative efficacy of hamamelis distillate and hydrocortisone cream in atopic eczema. Eur J Clin Pharmacol. 1995. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8582464/
  3. [3] Hughes-Formella BJ, et al. Anti-inflammatory effect of hamamelis lotion in a UVB erythema test. Dermatology. 1998. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9621139/
  4. [4] European Medicines Agency, HMPC. Community herbal monograph on Hamamelis virginiana L., cortex / folium / folium et cortex aut ramunculus destillatum. EMA/HMPC. 2009. URL: https://www.ema.europa.eu/en/medicines/herbal/hamamelidis-folium-et-cortex-aut-ramunculus-destillatum
  5. [5] Piazza S, et al. Unveiling the Ability of Witch Hazel (Hamamelis virginiana L.) Bark Extract to Impair Keratinocyte Inflammatory Cascade Typical of Atopic Eczema. Int J Mol Sci. 2022. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36012541/
  6. [6] Piazza S, et al. Anti-Inflammatory and Anti-Acne Effects of Hamamelis virginiana Bark in Human Keratinocytes. Antioxidants (Basel). 2022. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35740016/
  7. [7] Cheesman MJ, et al. Hamamelis virginiana L. Leaf Extracts Inhibit the Growth of Antibiotic-Resistant Gram-Positive and Gram-Negative Bacteria. Antibiotics (Basel). 2023. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37508291/
  8. [8] Natella F, et al. Human Metabolites of Hamaforton™ (Hamamelis virginiana L. Extract) Modulates Fibroblast Extracellular Matrix Components in Response to UV-A Irradiation. Front Pharmacol. 2021. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8719534/
  9. [9] Wolff HH, Kieser M. Hamamelis in children with skin disorders and skin injuries: results of an observational study. Eur J Pediatr. 2007. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17177071/
  10. [10] Liu X, et al. Revealing the Therapeutic Potential: Investigating the Impact of a Novel Witch Hazel Formula on Anti-Inflammation and Antioxidation. J Cosmet Dermatol. 2024. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11845955/
  11. [11] Wójciak M, et al. Hamamelis virginiana L. in Skin Care: A Review of Its Pharmacological Properties and Cosmetological Applications. Molecules. 2025. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40649262/
  12. [12] Theisen LL, et al. Tannins from Hamamelis virginiana Bark Extract: Characterization and Improvement of the Antiviral Efficacy against Influenza A Virus and Human Papillomavirus. PLoS One. 2014. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3909258/
  13. [13] Wang H, et al. Determination of hamamelitannin, catechins and gallic acid in witch hazel bark, twig and leaf by HPLC. J Pharm Biomed Anal. 2003. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14623578/
  14. [14] Pittler MH, Ernst E. Horse chestnut seed extract for chronic venous insufficiency. Cochrane Database Syst Rev. 2012. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23152216/
  15. [15] Azhdari M, et al. Red vine leaf extract (AS 195) can improve some signs and symptoms of chronic venous insufficiency, a systematic review. Phytother Res. 2020. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32314844/

Références complémentaires

  1. ANSES. Avis relatif à l'évaluation de la pertinence de l'application des avertissements et recommandations exprimés dans les monographies de plantes médicinales de l'EMA. Saisine n°2019-SA-0155. 2019. URL: https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2019SA0155.pdf
  2. Commission E (Allemagne). Monographies Hamamelidis folium, Hamamelidis cortex, Hamamelidis aqua. 1985-1990.

En Résumé

Nom scientifique
Hamamelis virginiana L.
Famille
Hamamelidaceae
Parties utilisées
Feuille (folium), écorce (cortex), distillat (eau d'hamamélis)
Principaux bienfaits
  • Reconnu par l'EMA pour le soulagement symptomatique des hémorroïdes (prurit, brûlure) et des inflammations cutanées légères selon la monographie HMPC sur Hamamelis virginiana
  • Réduit l'érythème UV-B de 20 à 27% dans une étude clinique contrôlée sur lotion aftersun à 10% de distillat d'hamamélis
  • Inhibe la cascade inflammatoire des kératinocytes typique de l'eczéma atopique en bloquant la voie NF-κB et les cytokines IL-6, IL-17C, TSLP, CCL26 selon étude in vitro
Dernière mise à jour
mai 2026
Page révisée par

Dr. Sabine Robin - Docteur en Pharmacie (1990), conférencière TEDx

Profil LinkedIn • Mémoire universitaire

Mémoire universitaire consacré à Alexandre Ferdinand Léonce Lapostolle, apothicaire du XVIIIe siècle combinant expertise scientifique et passion pour la transmission des savoirs. A enrichi ses compétences en se formant à la naturopathie, la phytothérapie, la micronutrition et l'histoire de la médecine. Formatrice reconnue, elle intervient comme chargée de cours d'aromathérapie dans plusieurs Diplômes Universitaires prestigieux.

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