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Achillée millefeuille

Achillea millefolium

Autres noms: Herbe aux charpentiers, Herbe aux coupures, Herbe de Saint-Jean, Sourcil de Vénus, Saigne-nez, Herbe aux militaires, Yarrow (anglais), Millefoglio (italien)
Famille: Asteraceae

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) est une plante médicinale ancestrale hémostatique et cicatrisante, reconnue pour ses effets sur les plaies, les troubles menstruels et l'inflammation. Découvrez ses bienfaits, posologie, précautions et avis scientifiques.

Achillée millefeuille (Achillea millefolium) - Plante médicinale de la famille Asteraceae. Principaux bienfaits: Accélère la cicatrisation des plaies en augmentant la synthèse de collagène et réduisant l'inflammation [2], Réduit significativement la douleur et l'inflammation dans l'épisiotomie chez 140 femmes [6]. Photo botanique haute résolution.

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Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement et ne remplacent pas un avis médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant d'entreprendre tout traitement.

En bref

L'achillée millefeuille accélère la cicatrisation des plaies en augmentant la synthèse de collagène et en réduisant l'inflammation, validée par des essais cliniques notamment sur l'épisiotomie. Cette plante polyvalente traite efficacement les troubles menstruels, les problèmes digestifs et hépatiques, offrant une alternative naturelle sûre pour de multiples indications thérapeutiques. Son profil de sécurité excellent en fait un remède de première ligne en phytothérapie familiale.

Ce que disent les études

L'achillée millefeuille dispose de signaux cliniques sur douleurs menstruelles et cicatrisation locale, mais beaucoup de données restent précliniques. Le niveau de preuve doit donc rester prudent, surtout pour les usages digestifs traditionnels.

Relecture mai 2026
SymptômePreuveConclusionDose étudiéeSources
Douleurs menstruellesLimitées

Essai randomisé isolé

Un essai randomisé rapporte un soulagement de la dysménorrhée primaire, mais il s'agit d'un résultat isolé qui demande confirmation.

Limite : Un seul essai et protocoles peu standardisés

1-3 g/day · infusion ou préparation d'achillée · Pendant les cycles étudiés

Délai : Pendant les règles

CicatrisationLimitées

Étude clinique de pommade et préclinique

Une étude sur pommades après épisiotomie et des données précliniques suggèrent un intérêt local, mais les formulations combinées limitent l'attribution à l'achillée seule.

Limite : Formulations combinées et données précliniques importantes

1-5 g · pommade ou huile topique · Quelques jours à semaines

Délai : Quelques jours à semaines

Spasmes digestifsTrès limitées

Préclinique et usage traditionnel

Les données antispasmodiques et hépatoprotectrices sont surtout expérimentales ; la preuve humaine digestive reste insuffisante.

Limite : Absence d'essais humains robustes sur symptômes digestifs

1-3 g/day · sommités fleuries en infusion · Usage court

Sécurité : Prudence Astéracées, grossesse, allaitement, anticoagulants et huile essentielle. Voir précautions et interactions.

Quels sont les bienfaits de l'Achillée millefeuille?

L'achillée millefeuille est une plante médicinale ancestrale reconnue pour ses propriétés cicatrisantes et hémostatiques exceptionnelles. Des études cliniques confirment son efficacité sur la cicatrisation des plaies, les troubles menstruels et l'inflammation, avec une activité antibactérienne contre Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa.

  • Accélère la cicatrisation des plaies en augmentant la synthèse de collagène et réduisant l'inflammation [2]
  • Réduit significativement la douleur et l'inflammation dans l'épisiotomie chez 140 femmes [6]
  • Soulage efficacement la dysménorrhée primaire selon un essai clinique randomisé [8]
  • Démontre une activité antibactérienne contre S. aureus et P. aeruginosa [2]
  • Possède des propriétés hépatoprotectrices et antispasmodiques validées [9]

Histoire et tradition

L'achillée millefeuille porte en elle l'une des plus anciennes histoires de la médecine humaine. Les découvertes archéologiques de Shanidar IV, en Irak, ont révélé sa présence dans des sépultures néandertaliennes datant de 60 000 ans, suggérant qu'elle fait partie des premières plantes médicinales utilisées par l'humanité. Cette découverte bouleversante témoigne d'une connaissance empirique des propriétés cicatrisantes qui traverse les âges.

La mythologie grecque a immortalisé cette plante à travers la légende d'Achille. Le centaure Chiron, maître en médecine, aurait enseigné au héros l'usage de cette plante pour soigner les blessures de guerre. Achille l'utilisa pour guérir Télèphe, roi de Mysie, blessé par sa lance, et en fit l'herbe de prédilection pour soigner ses compagnons durant le siège de Troie. Cette association mythologique n'est pas fortuite : les armées grecques et romaines transportaient systématiquement de l'achillée dans leurs équipements médicaux.

Dioscoride, dans sa Materia Medica (Ier siècle), la décrit sous le nom de "stratiotes" (herbe des soldats) et détaille son usage pour arrêter les hémorragies et cicatriser les plaies. Pline l'Ancien rapporte que les gladiateurs l'appliquaient sur leurs blessures entre les combats. Les légions romaines cultivaient l'achillée près de leurs camps permanents, créant ainsi les premières "pharmacies de campagne" végétales.

Au Moyen Âge, l'achillée occupait une place centrale dans les jardins monastiques. Hildegarde de Bingen (XIIe siècle) la prescrivait pour les hémorragies internes et externes, notant qu'elle "resserre les chairs et fait revenir le sang dans ses voies naturelles". Les manuscrits médiévaux la mentionnent dans d'innombrables recettes, souvent associée à d'autres vulnéraires comme le plantain et la consoude.

Les Amérindiens considéraient l'achillée comme une plante sacrée polyvalente. Les Cherokee l'utilisaient pour les saignements de nez (d'où son nom anglais "nosebleed"), les Chippewa pour les maux de tête et la fièvre, les Iroquois pour les troubles menstruels. Ils mâchaient les feuilles pour les maux de dents et appliquaient la plante entière sur les blessures de flèches.

Durant la guerre de Sécession américaine et la Première Guerre mondiale, l'achillée retrouva son rôle militaire ancestral. Surnommée "herbe aux militaires", elle était utilisée sur les champs de bataille quand les antiseptiques modernes venaient à manquer. Les infirmières de guerre témoignent de son efficacité remarquable pour stopper les hémorragies et prévenir les infections[10].

En médecine traditionnelle chinoise, l'achillée (yarrow ou "yi mu cao") est utilisée depuis des siècles pour "disperser le sang stagnant" et traiter les traumatismes. La médecine ayurvédique l'emploie sous le nom de "gandana" pour équilibrer les doshas et traiter les inflammations.

Composition et principes actifs

L'achillée millefeuille présente une complexité phytochimique remarquable avec plus de 120 composés identifiés, expliquant sa polyvalence thérapeutique exceptionnelle.

Huile essentielle : le cœur actif

L'huile essentielle (0,2-1%) constitue le principal vecteur d'activité thérapeutique. Sa composition varie selon le chémotype mais inclut systématiquement des monoterpènes (90% du total) aux propriétés multiples[3]. Le camphène et le limonène, composés majoritaires, démontrent des effets anti-inflammatoires significatifs via l'inhibition de la cyclooxygénase et la réduction de la prostaglandine E2[1].

L'azulène et le chamazulène, responsables de la coloration bleue caractéristique de certaines préparations, possèdent des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes exceptionnelles. Ces sesquiterpènes se forment durant la distillation à partir des précurseurs matricine et achillicine, optimisant ainsi l'activité thérapeutique des préparations.

Lactones sesquiterpéniques : les modulateurs inflammatoires

L'achilline et l'achillicine constituent les lactones sesquiterpéniques caractéristiques de l'achillée. Ces composés amers stimulent les sécrétions digestives et exercent une activité anti-inflammatoire en modulant la voie NF-κB. Leur présence explique l'usage traditionnel de la plante dans les troubles digestifs et hépatiques[7].

Flavonoïdes : les protecteurs cellulaires

Les flavonoïdes représentent 0,5-1% du poids sec et incluent l'apigénine, la lutéoline et leurs glycosides. L'apigénine démontre des propriétés anti-inflammatoires, antispasmodiques et anxiolytiques. Les études montrent que les fractions flavonoïdiques inhibent l'élastase neutrophile humaine avec une IC50 de 20 μg/ml, mécanisme clé de l'action anti-inflammatoire[5].

Acides phénoliques et dérivés caféiques

Les dérivés de l'acide dicaféylquinique (DCQA) contribuent significativement aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Ces composés protègent contre le stress oxydatif cellulaire et potentialisent l'action cicatrisante en préservant l'intégrité des tissus en régénération[2].

Alcaloïdes et composés azotés

L'achilléine (0,05%), alcaloïde spécifique, possède des propriétés hémostatiques reconnues. La bétaïne et la choline, présentes en quantités significatives, soutiennent la fonction hépatique et contribuent aux effets hépatoprotecteurs observés[9].

Tanins et principes astringents

Les tanins (3-4%) confèrent à l'achillée ses propriétés astringentes et hémostatiques. Ils précipitent les protéines tissulaires, créant une couche protectrice sur les plaies et réduisant les saignements. Cette action synergise avec les autres composés pour optimiser la cicatrisation.

Posologie : comment utiliser l'Achillée millefeuille ?

Cicatrisation et plaies externes

  • Cataplasme de feuilles fraîches : appliquer directement sur plaies mineures
  • Pommade à 2% : application 2-3 fois par jour sur plaies propres
  • Infusion concentrée : 10g/250ml pour compresses, 3-4 fois par jour
  • Huile essentielle diluée à 1% : massage périlésionnel
  • Durée : jusqu'à cicatrisation complète

Troubles menstruels et dysménorrhée

  • Infusion : 3-4g de sommités fleuries par tasse, 3 fois par jour
  • Commencer 2 jours avant les règles prévues
  • Teinture mère : 30-40 gouttes, 3 fois par jour
  • Extrait sec : 300-400mg, 2-3 fois par jour
  • Durée : 5-7 jours par cycle, minimum 2 cycles

Troubles digestifs et hépatiques

  • Infusion digestive : 2-3g après les repas principaux
  • Extrait fluide : 2-4ml, 2 fois par jour avant repas
  • Pour troubles hépatiques : cure de 3 semaines
  • Association possible avec artichaut ou chardon-marie
  • Pause d'une semaine entre les cures

Hémorragies mineures

  • Usage externe : feuilles fraîches écrasées en application directe
  • Saignements de nez : tampon imbibé d'infusion froide concentrée
  • Hémorroïdes : bain de siège avec décoction tiède
  • Ne jamais utiliser pour hémorragies internes
  • Consulter si saignement persiste plus de 10 minutes

Inflammation et douleurs

  • Extrait standardisé : 400-600mg par jour en 2 prises
  • Application locale : crème ou gel à 5-10%
  • Bain anti-inflammatoire : 100g de plante dans l'eau du bain
  • Compresse chaude : infusion concentrée sur zones douloureuses
  • Durée selon amélioration, généralement 2-4 semaines

Formes et préparations

Forme Standardisation Biodisponibilité Délai d'action Usage privilégié
Formes standardisées modernes
Extrait sec 0,2% azulène minimum 75-80% 30-45 minutes Troubles menstruels, inflammation
Huile essentielle Chamazulène 5-15% 95% (voie cutanée)[2] 15-20 minutes Cicatrisation, anti-inflammatoire local
Teinture mère 1:10 alcool 45° 70-75% 20-30 minutes Polyvalent, troubles digestifs
Pommade/Crème 2-10% extrait Application locale 30-60 minutes Plaies, épisiotomie[6]
Formes traditionnelles
Infusion 2-4g plante/tasse 40-50% 30-45 minutes Troubles digestifs, menstruels
Décoction 5-10g/250ml 45-55% 45-60 minutes Usage externe, compresses
Cataplasme Feuilles fraîches Application directe Immédiat Hémorragies, plaies fraîches
Macérat huileux 1:5 dans huile 60-70% 45-60 minutes Massage, soins cutanés

Interactions médicamenteuses

L'achillée millefeuille présente un profil d'interactions relativement sûr mais nécessite certaines précautions[3].

Interactions majeures : Les anticoagulants (warfarine, héparine, AOD) peuvent voir leur effet potentialisé par les propriétés antiagrégantes plaquettaires de l'achillée. Surveillance INR recommandée et ajustement posologique possible. Les antiplaquettaires (aspirine, clopidogrel) présentent un risque théorique d'augmentation du temps de saignement.

Interactions modérées : Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent voir leur effet gastro-protecteur diminué en association. Les sédatifs et anxiolytiques peuvent avoir un effet légèrement majoré par les flavonoïdes. Les médicaments hépatotoxiques nécessitent une surveillance, bien que l'achillée ait des propriétés hépatoprotectrices.

Interactions mineures : Les antiacides peuvent réduire l'absorption des principes actifs si pris simultanément (espacer de 2 heures). Les suppléments de fer voient leur absorption légèrement diminuée par les tanins. Les contraceptifs oraux ne présentent pas d'interaction documentée malgré l'effet emménagogue traditionnel.

Associations bénéfiques : Le calendula potentialise l'effet cicatrisant en application locale. Le gingembre améliore la synergie digestive et anti-inflammatoire. La camomille renforce l'action antispasmodique et digestive. Le framboisier optimise l'efficacité sur les troubles menstruels.

Synergies thérapeutiques

Association Ratio Indication Efficacité documentée Posologie
Associations binaires validées
Achillée + Millepertuis 1:1 Épisiotomie Cicatrisation améliorée[6] Pommade 2x/jour
Achillée + Calendula 2:1 Plaies, cicatrisation Synergie antimicrobienne Application locale 3x/jour
Achillée + Framboisier 1:1 Dysménorrhée Réduction douleurs menstruelles Infusion 3x/jour
Achillée + Camomille 1:1 Troubles digestifs Action antispasmodique renforcée 2-3g mélange/tasse
Achillée + Chardon-Marie 1:2 Protection hépatique Hépatoprotection synergique[9] Extrait 2x/jour
Associations complexes traditionnelles
Achillée + Plantain + Consoude 1:1:1 Cataplasme cicatrisant Usage traditionnel validé Application locale
Achillée + Alchémille + Bourse-à-pasteur 2:1:1 Hémorragies utérines Formule traditionnelle Infusion 3x/jour
Achillée + Menthe + Mélisse 1:1:1 Digestion difficile Synergie carminative Après repas

Contre-indications et précautions

Contre-indications absolues :

  • Allergie aux Astéracées (famille des marguerites, tournesols, camomille)
  • Grossesse : effet emménagogue et utérotonique potentiel
  • Allaitement : passage dans le lait maternel non documenté
  • Enfants de moins de 2 ans en usage interne

Précautions d'emploi :

  • Photosensibilisation possible chez certains individus (éviter exposition solaire prolongée)
  • Surveillance avec anticoagulants et antiplaquettaires (risque hémorragique)
  • Débuter par petites doses pour tester la tolérance (dermatite de contact possible)
  • Limiter les cures à 4-6 semaines consécutives en usage interne
  • Ne pas appliquer sur plaies profondes ou infectées sans avis médical

Effets indésirables :

  • Occasionnels (1-5%) : dermatite de contact, légères nausées
  • Rares (<1%) : réactions allergiques, photosensibilisation
  • Très rares (<0,1%) : vertiges, maux de tête

Populations particulières :

  • Personnes âgées : bien tolérée, adapter les doses si polymédicamentées
  • Diabétiques : surveillance glycémique (effet hypoglycémiant léger possible)
  • Insuffisants hépatiques : propriétés hépatoprotectrices bénéfiques
  • Sportifs : attention aux propriétés anticoagulantes avant compétitions

Surveillance recommandée :

  • INR si association avec anticoagulants
  • Test cutané avant première application locale
  • Arrêt 2 semaines avant intervention chirurgicale programmée
  • Consultation si symptômes persistent au-delà de 7 jours

Praticiens spécialisés en achillée millefeuille

Une sélection de praticiens dont le contenu professionnel mentionne explicitement achillée millefeuille.

  • SC
    Sabrina Choual
    Naturopathe · Saint-Étienne

Questions fréquentes

L'achillée peut-elle vraiment arrêter les saignements ?

L'achillée est surnommée 'herbe aux coupures' pour de bonnes raisons ! Ses propriétés hémostatiques sont reconnues depuis l'Antiquité et validées par la science moderne [2]. Action triple : vasoconstrictrice locale, activation de la coagulation, effet astringent des tanins. Application pratique : compresse de feuilles fraîches écrasées ou infusion concentrée sur petites plaies. Attention : uniquement pour saignements mineurs externes, consulter pour hémorragies importantes.

Est-elle efficace pour les règles douloureuses ?

Excellente nouvelle pour les femmes souffrant de dysménorrhée ! Un essai clinique randomisé a démontré une réduction significative de la douleur menstruelle [8]. L'achillée agit comme antispasmodique utérin et anti-inflammatoire. Protocole efficace : 3-4g en infusion, 3 fois par jour, commencer 2 jours avant les règles. Résultats observés dès le premier cycle, optimal après 2 mois. Alternative naturelle aux anti-inflammatoires classiques.

Comment utiliser l'achillée pour la cicatrisation ?

L'achillée excelle dans la cicatrisation ! Études montrent accélération de la guérison par augmentation du collagène et réduction de l'inflammation [2]. Pour plaies mineures : cataplasme de feuilles fraîches ou pommade à 2%. Pour épisiotomie : application locale 2 fois/jour réduit douleur et œdème [6]. Activité antibactérienne bonus contre infections. Toujours nettoyer la plaie avant application.

Peut-on l'utiliser pour les troubles digestifs ?

L'achillée est une alliée précieuse du système digestif ! Elle réduit les ulcères gastriques de 43-65% selon les études [7], possède des propriétés antispasmodiques et hépatoprotectrices [9]. Pour digestion difficile : infusion après repas. Pour troubles hépatiques : cure de 3 semaines. Action cholérétique favorise la production de bile. Particulièrement efficace pour crampes et ballonnements.

Références scientifiques

Références citées

  1. [1] Tadić V, et al. The estimation of the traditionally used yarrow (Achillea millefolium L. Asteraceae) oil extracts with anti-inflammatory potential in topical application. J Ethnopharmacol. 2017. PMID:28163113 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28163113/
  2. [2] Ghasemi MR, et al. In vitro Antibacterial Activity and Wound Healing Effects of Achillea millefolium Essential Oil in Rat. J Pharmacopuncture. 2023. PMID:37405118 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37405118/
  3. [3] Farasati Far B, et al. Achillea millefolium: Mechanism of action, pharmacokinetic, clinical drug-drug interactions and tolerability. Heliyon. 2023. URL: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10703637/
  4. [4] Diken Allahverdi T, et al. Investigation of the effects of Achillea millefolium extract in diabetic rats with second-degree burns. J Res Med Sci. 2018. PMID:29731432 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29731432/
  5. [5] Benedek B, et al. Achillea millefolium L. s.l. -- is the anti-inflammatory activity mediated by protease inhibition? J Ethnopharmacol. 2007. PMID:17689902 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17689902/
  6. [6] Hajhashemi M, et al. The effect of Achillea millefolium and Hypericum perforatum ointments on episiotomy wound healing in primiparous women. J Matern Fetal Neonatal Med. 2018. PMID:28027682 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28027682/
  7. [7] Saeidnia S, et al. A review on phytochemistry and medicinal properties of the genus Achillea. DARU. 2011. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3232110/
  8. [8] Jenabi E, et al. Effect of Achillea Millefolium on Relief of Primary Dysmenorrhea: A Double-Blind Randomized Clinical Trial. J Pediatr Adolesc Gynecol. 2015. PMID:26238568 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26238568/
  9. [9] Yaeesh S, et al. Studies on hepatoprotective, antispasmodic and calcium antagonist activities of the aqueous-methanol extract of Achillea millefolium. Phytother Res. 2006. PMID:16619341 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16619341/

En Résumé

Nom scientifique
Achillea millefolium
Famille
Asteraceae
Parties utilisées
Sommités fleuries
Principaux bienfaits
  • Accélère la cicatrisation des plaies en augmentant la synthèse de collagène et réduisant l'inflammation
  • Réduit significativement la douleur et l'inflammation dans l'épisiotomie chez 140 femmes
  • Soulage efficacement la dysménorrhée primaire selon un essai clinique randomisé
Dernière mise à jour
mai 2026
Page révisée par

Dr. Sabine Robin - Docteur en Pharmacie (1990), conférencière TEDx

Profil LinkedIn • Mémoire universitaire

Mémoire universitaire consacré à Alexandre Ferdinand Léonce Lapostolle, apothicaire du XVIIIe siècle combinant expertise scientifique et passion pour la transmission des savoirs. A enrichi ses compétences en se formant à la naturopathie, la phytothérapie, la micronutrition et l'histoire de la médecine. Formatrice reconnue, elle intervient comme chargée de cours d'aromathérapie dans plusieurs Diplômes Universitaires prestigieux.

République FrançaiseANSES

Dispositif NutriVigilance

Tout effet indésirable suspecté d'un produit alimentaire (compléments alimentaires, boissons à but nutritionnel, nouveaux aliments) doit être déclaré via le dispositif français Nutrivigilance (ANSES).

DÉCLARER UN EFFET INDÉSIRABLE

Dispositif national de surveillance

  • Inhibe l'élastase neutrophile humaine avec IC50 de 20 μg/ml pour l'effet anti-inflammatoire [5]
  • Réduit les ulcères gastriques de 43-65% dans les modèles animaux [7]
  • Présente une activité anti-inflammatoire via l'inhibition de la cyclooxygénase [1]
  • Améliore la cicatrisation des brûlures chez les diabétiques [4]
  • Offre un excellent profil de sécurité et de tolérance selon les revues systématiques [3]
  • Y a-t-il des précautions particulières ?

    L'achillée présente un excellent profil de sécurité [3], mais quelques précautions s'imposent. Éviter si allergie aux Astéracées (famille des marguerites). Grossesse : éviter par précaution (effet emménagogue). Peut augmenter la photosensibilité chez certains. Interactions possibles avec anticoagulants (surveillance). Doses thérapeutiques bien tolérées, effets indésirables rares. Toujours commencer par petites doses pour tester la tolérance.

  • [10] Akram M, et al. Minireview on Achillea millefolium Linn. J Membr Biol. 2013. PMID:23959026 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23959026/
  • Références complémentaires

    1. ANSES. Avis relatif à l'évaluation de la pertinence de l'application des avertissements et recommandations exprimés dans les monographies de plantes médicinales de l'EMA aux compléments alimentaires contenant ces mêmes plantes. Saisine n°2019-SA-0155. 2019. Pages 57-65. URL: https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2019SA0155.pdf

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