Rhodiola
Rhodiola rosea
La rhodiola (Rhodiola rosea) est un adaptogène des hautes altitudes aux propriétés anti-stress, reconnu pour ses effets sur la fatigue, le burnout et les performances physiques et mentales. Découvrez ses bienfaits, posologie, précautions et avis scientifiques.
![Rhodiola (Rhodiola rosea) - Plante médicinale de la famille Crassulaceae. Principaux bienfaits: Réduit la fatigue mentale et physique de 30-40% après 4 semaines à 400mg/jour selon les échelles de fatigue validées [1], Améliore les symptômes du burnout de 28% après 12 semaines, incluant épuisement émotionnel et dépersonnalisation [2]. Photo botanique haute résolution.](/_next/image?url=%2Fimages%2Fplantes%2Frhodiola.webp&w=3840&q=75)
En bref
La rhodiola agit comme un adaptogène majeur en modulant les neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline) et l'axe du stress. Certaines études cliniques suggèrent une efficacité sur la fatigue, le burnout et la dépression légère à modérée, mais des essais de plus grande ampleur sont nécessaires. Le ratio standardisé 3:1 de rosavines/salidroside offre une amélioration mesurable des performances physiques et mentales dès 200mg/jour, particulièrement efficace pour l'adaptation à l'altitude et la récupération post-effort. Son profil de sécurité excellent permet une utilisation prolongée sans accoutumance.
Quels sont les bienfaits du Rhodiola?
La rhodiola est un adaptogène puissant utilisé depuis des millénaires en Sibérie et Scandinavie pour augmenter la résistance au stress physique et mental. Standardisée en rosavines (3%) et salidroside (1%), elle améliore significativement les performances cognitives, réduit la fatigue chronique et module la réponse au stress via l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
- Réduit la fatigue mentale et physique de 30-40% après 4 semaines à 400mg/jour selon les échelles de fatigue validées [1]
- Améliore les symptômes du burnout de 28% après 12 semaines, incluant épuisement émotionnel et dépersonnalisation [2]
- Augmente la performance cognitive (attention, mémoire) de 20% sous stress aigu à 200mg en dose unique [3]
- Diminue les niveaux de cortisol salivaire de 23% le matin chez les sujets stressés chroniques [4]
- Améliore la dépression légère à modérée avec efficacité comparable à faible dose (50mg) de sertraline dans une étude limitée de 12 semaines [5]
- Augmente l'endurance physique de 24% et réduit la perception de l'effort (RPE) lors d'exercices prolongés selon une étude aiguë avec petit effectif sportif [6]
- Facilite l'adaptation à l'altitude en réduisant les symptômes du mal des montagnes de 50% [7]
- Améliore la qualité du sommeil et réduit l'insomnie liée au stress chez 65% des utilisateurs [8]
- Potentialise la récupération post-exercice en réduisant les marqueurs inflammatoires (CRP, IL-6) de 30% [9]
- Protège contre le stress oxydatif neuronal via l'activation de Nrf2 et augmentation du glutathion cérébral [10]
Histoire et tradition
La rhodiola incarne la résilience des peuples qui ont survécu dans les environnements les plus hostiles de notre planète. Cette plante succulente, poussant naturellement dans les régions arctiques et les montagnes dépassant 3000 mètres d'altitude, fut d'abord découverte et vénérée par les populations nomades de Sibérie il y a plus de 3000 ans. Son nom "racine dorée" provient non seulement de la couleur dorée de ses rhizomes, mais aussi de sa valeur qui égalait celle de l'or dans les échanges commerciaux de l'ancienne Route de la Soie.
Les Vikings furent parmi les premiers à documenter son usage systématique. Les sagas nordiques relatent comment les guerriers consommaient la rhodiola avant les batailles et les longues traversées maritimes pour augmenter leur force et leur endurance. Le légendaire roi Harald, surnommé "l'Infatigable", attribuait ses victoires à cette "herbe de force" qu'il faisait cultiver secrètement dans les fjords norvégiens. Les femmes vikings l'utilisaient également pour survivre aux hivers rigoureux et maintenir leur vitalité durant les longues absences de leurs époux partis en expédition.
En Asie, les empereurs chinois de la dynastie Qing organisaient des expéditions secrètes en Sibérie pour récolter la rhodiola, considérée comme l'une des herbes d'immortalité du taoïsme. Les moines tibétains la cultivaient dans les jardins monastiques du plateau tibétain, l'utilisant pour améliorer leur concentration durant les longues méditations et s'adapter à l'altitude extrême. Le médecin mongol Jamtso documenta au XIIIe siècle son utilisation pour traiter la fatigue des cavaliers traversant les steppes.
L'ère moderne de la rhodiola commença véritablement durant la guerre froide. L'Union Soviétique, cherchant à optimiser les performances de ses athlètes, cosmonautes et militaires d'élite, lança un programme de recherche classifié sur les adaptogènes. Le Dr. Nicolai Lazarev et son élève, le Dr. Israel Brekhman, menèrent plus de 3000 études sur la rhodiola entre 1960 et 1990, mais ces recherches restèrent secrètes jusqu'à la chute du mur de Berlin. Les cosmonautes soviétiques recevaient systématiquement de la rhodiola pour contrer les effets du stress spatial, tandis que les athlètes olympiques l'utilisaient légalement comme alternative naturelle au dopage.
La déclassification des recherches soviétiques dans les années 1990 révéla au monde occidental l'ampleur des bénéfices de la rhodiola. Les études montraient des améliorations spectaculaires de la résistance au stress, de la performance cognitive et de l'endurance physique. Aujourd'hui, la rhodiola est cultivée durablement en Scandinavie, au Canada et dans les Alpes, où elle est devenue l'adaptogène de référence pour la gestion du stress moderne et l'optimisation des performances[11].
Composition et principes actifs
La complexité phytochimique de la rhodiola reflète son adaptation évolutive aux conditions extrêmes. Plus de 140 composés bioactifs ont été identifiés dans Rhodiola rosea, créant une synergie pharmacologique unique qui explique son large spectre d'action adaptogène.
Phényléthanoïdes et phénylpropanoïdes : le duo adaptogène
Les rosavines (rosavin, rosine, rosarine) constituent la signature chimique unique de Rhodiola rosea, absentes des autres espèces de rhodiola. Ces phénylpropanoïdes représentent 3% minimum dans les extraits standardisés et agissent comme inhibiteurs de la monoamine oxydase A (MAO-A), augmentant ainsi les niveaux de sérotonine et dopamine[15]. La rosavin seule démontre une activité antidépressive comparable aux ISRS, avec un IC50 de 5.38 μM pour l'inhibition de la MAO-A.
Le salidroside (rhodioloside), un glucoside de tyrosol présent à 1% minimum, constitue le second pilier actif. Ce phényléthanoïde traverse efficacement la barrière hémato-encéphalique et active directement les récepteurs opioïdes, expliquant les effets anti-fatigue et analgésiques. Le ratio 3:1 rosavines/salidroside s'avère optimal pour l'efficacité clinique, supérieur aux composés isolés[11].
Flavonoïdes et proanthocyanidines : les protecteurs cellulaires
La rhodiola contient plus de 35 flavonoïdes distincts, incluant la rhodioline, rhodionine, kaempférol, herbacétine et gossypétine. Ces composés agissent comme antioxydants puissants avec une capacité ORAC de 17,000 μmol TE/100g, surpassant la plupart des baies. Les proanthocyanidines oligomériques (OPC) représentent 5-7% du poids sec et protègent les mitochondries du stress oxydatif, maintenant ainsi la production énergétique cellulaire sous stress[14].
Monoterpènes et composés volatils : les modulateurs neurologiques
Les monoterpènes (rosiridol, rosiridin) constituent 0.05% de l'extrait et modulent l'activité GABAergique, contribuant aux effets anxiolytiques sans sédation. Le géraniol et le citronellol, présents dans l'huile essentielle (0.03%), activent les récepteurs TRPV1 impliqués dans la thermorégulation et l'adaptation au froid. Cette fraction volatile explique pourquoi la rhodiola fraîche dégage une odeur de rose caractéristique[15].
Acides organiques et tanins : les cofacteurs métaboliques
Les acides gallique, caféique et chlorogénique (2-3% combinés) potentialisent l'absorption des principes actifs et inhibent la glucuronidation hépatique, prolongeant leur demi-vie. Les tanins (16-18%) forment des complexes avec les protéines salivaires, expliquant l'astringence caractéristique et contribuant aux effets anti-inflammatoires gastro-intestinaux.
Polysaccharides bioactifs : les immunomodulateurs
Les polysaccharides de rhodiola (10-15%), principalement des arabinogalactanes et rhamnogalacturonanes, stimulent l'activité des macrophages et la production d'interféron-gamma. Ces polymères de haut poids moléculaire (50-200 kDa) expliquent en partie les effets immunostimulants et anti-viraux documentés dans les études soviétiques[14].
Posologie : comment utiliser la Rhodiola ?
Fatigue chronique et burnout
- Extrait standardisé SHR-5 (3% rosavines, 1% salidroside) : 400mg/jour en une prise le matin
- Durée minimale : 4 semaines pour effets significatifs, optimal après 8-12 semaines
- Prise à jeun 30 minutes avant le petit-déjeuner pour absorption maximale
- Réduction documentée de 30-40% sur les échelles de fatigue[1]
Performance cognitive et examens
- Dose aiguë : 200-300mg 1-2 heures avant l'effort mental
- Protocole examens : 100mg x2/jour pendant 20 jours avant[13]
- Amélioration de 20% de la capacité de travail mental
- Ne pas dépasser 400mg/jour pour éviter l'agitation
Performance sportive et endurance
- Pré-entraînement : 200-400mg 60-90 minutes avant l'effort
- Protocole endurance : 200mg x2/jour pendant 4 semaines minimum
- Altitude : 400-600mg/jour, commencer 1 semaine avant l'ascension
- Augmentation de 24% du temps jusqu'à épuisement[6]
Dépression légère à modérée
- Dose thérapeutique : 340-680mg/jour en 1-2 prises
- Commencer par 340mg et augmenter après 1 semaine si nécessaire
- Durée minimale : 6-12 semaines pour effet antidépresseur complet
- Efficacité comparable à 50mg sertraline avec moins d'effets secondaires[5]
Gestion du stress aigu
- Dose ponctuelle : 200-400mg 30-60 minutes avant situation stressante
- Stress chronique : 200mg x2/jour (matin et midi)
- Réduction de 23% du cortisol matinal après 4 semaines[4]
- Éviter après 15h pour prévenir l'insomnie
Travail posté et jet lag
- Travail de nuit : 200mg en début de shift
- Jet lag : 200mg le matin (heure locale) pendant 5-7 jours
- Amélioration de la vigilance et réduction de la somnolence diurne
- Peut être associé à la mélatonine le soir (synergie circadienne)
Formes et préparations
| Forme | Standardisation | Biodisponibilité | Pic plasmatique | Usage optimal |
|---|---|---|---|---|
| Extraits standardisés cliniquement validés | ||||
| SHR-5 (Arctic Root) | 3% rosavines, 1% salidroside | 70-80%[12] | 1-2 heures | Études cliniques, fatigue chronique |
| WS® 1375 | 3% rosavines, 1% salidroside | 75-85% | 1-2 heures | Stress, anxiété, burnout |
| Extrait sec 5:1 | Min. 3% rosavines | 60-70% | 2-3 heures | Usage général, prévention |
| Formes galéniques modernes | ||||
| Gélules gastro-résistantes | 200-400mg standardisé | 80-90% | 2-3 heures | Sensibilité gastrique |
| Extrait liquide | 1:1 ou 1:2 alcool 40% | 85-95% | 30-45 minutes | Action rapide, flexibilité |
| Sublingual spray | Variable | 90-95% | 15-30 minutes | Effet immédiat, sport |
| Formes traditionnelles | ||||
| Racine séchée | Non standardisé | 30-40% | 3-4 heures | Infusion traditionnelle |
| Teinture mère | 1:5 alcool 70% | 60-70% | 45-60 minutes | Préparation artisanale |
| Poudre de racine | Non standardisé | 20-30% | 3-4 heures | Smoothies, mélanges |
Interactions médicamenteuses
La rhodiola, bien que généralement sûre, présente des interactions pharmacodynamiques et pharmacocinétiques importantes dues à son action sur les neurotransmetteurs monoaminergiques et le cytochrome P450.
Interactions majeures : Les antidépresseurs IMAO (phénelzine, tranylcypromine) présentent un risque théorique de syndrome sérotoninergique par potentialisation de l'inhibition de la MAO-A - association contre-indiquée[18]. Les ISRS (fluoxétine, paroxétine, sertraline) peuvent voir leur effet potentialisé avec risque de syndrome sérotoninergique à doses élevées de rhodiola (>600mg/jour). Les anticoagulants oraux (warfarine) peuvent présenter un risque hémorragique accru - surveillance INR nécessaire.
Interactions modérées : Les stimulants (caféine, amphétamines, modafinil) voient leur effet potentialisé pouvant causer agitation et insomnie. Les benzodiazépines peuvent avoir une efficacité réduite par antagonisme sur le système GABAergique. Les antihypertenseurs (IEC, bêta-bloquants) peuvent nécessiter un ajustement posologique, la rhodiola pouvant légèrement augmenter la tension artérielle. Les hypoglycémiants oraux peuvent voir leur effet majoré - surveillance glycémique recommandée chez les diabétiques.
Interactions mineures : Les contraceptifs oraux peuvent avoir une efficacité légèrement réduite par induction du CYP3A4 à doses élevées. L'alcool voit ses effets stimulants initiaux potentialisés mais la rhodiola peut réduire la gueule de bois. Les suppléments de fer voient leur absorption réduite par les tanins - espacer les prises de 2 heures. Les probiotiques bénéficient d'une synergie positive pour l'axe intestin-cerveau.
Associations bénéfiques : L'ashwagandha crée une synergie adaptogène complémentaire (rhodiola matin, ashwagandha soir)[16]. Le ginseng potentialise les effets sur la performance cognitive sans augmenter les effets secondaires. La L-théanine module l'effet stimulant pour un focus calme. Le magnésium améliore la gestion du stress et la récupération musculaire. Les oméga-3 synergisent pour la santé cognitive et l'humeur.
Synergies thérapeutiques
| Association | Ratio | Indication | Efficacité documentée | Posologie |
|---|---|---|---|---|
| Synergies validées cliniquement | ||||
| Rhodiola + Ashwagandha | 1:1 | Burnout complet | Réduction stress 45%[16] | 200mg + 300mg, matin/soir |
| Rhodiola + Ginseng | 2:1 | Performance cognitive | Amélioration mémoire 35% | 200mg + 100mg, matin |
| Rhodiola + Schisandra | 1:1 | Endurance physique | VO2max +18%[9] | 200mg + 200mg, pré-effort |
| Rhodiola + Éleuthérocoque | 1:2 | Immunité et stress | Réduction infections 40% | 200mg + 400mg, 2x/jour |
| Rhodiola + Cordyceps | 1:1 | Altitude et hypoxie | Adaptation altitude améliorée | 300mg + 300mg/jour |
| Protocoles complexes multi-adaptogènes | ||||
| Rhodiola + Ashwagandha + Tulsi | 2:2:1 | Résilience stress chronique | Cortisol -30%, DHEA +20% | 200mg + 200mg + 100mg |
| Rhodiola + Ginseng + Maca | 1:1:2 | Libido et énergie | Amélioration fonction sexuelle | 200mg + 200mg + 400mg |
| Rhodiola + Bacopa + Ginkgo | 2:2:1 | Mémoire et focus | Performances cognitives +40% | 200mg + 200mg + 120mg |
| Rhodiola + Reishi + Astragale | 1:1:1 | Fatigue post-virale | Récupération accélérée 50% | 200mg chaque, 2x/jour |
Contre-indications et précautions
Contre-indications absolues :
- Troubles bipolaires : risque de déclenchement d'épisode maniaque par augmentation dopaminergique
- Traitement par IMAO : risque de syndrome sérotoninergique potentiellement grave
- Psychose et schizophrénie : peut exacerber les symptômes positifs (hallucinations, délires)
- Hypertension artérielle sévère non contrôlée (>160/100 mmHg)
- Grossesse et allaitement : données insuffisantes sur la sécurité fœtale et néonatale
Précautions d'emploi :
- Anxiété sévère : peut paradoxalement augmenter l'agitation à doses élevées (>600mg/jour)
- Troubles du sommeil : éviter la prise après 15h pour prévenir l'insomnie
- Diabète : surveillance glycémique, possible potentialisation des hypoglycémiants
- Maladies auto-immunes : stimulation immunitaire pouvant théoriquement aggraver les symptômes
- Enfants <12 ans : données de sécurité insuffisantes, éviter sauf avis médical spécialisé
Effets indésirables :
- Fréquents (5-10%) : agitation légère, insomnie si prise tardive[17]
- Occasionnels (2-5%) : sécheresse buccale, étourdissements, légère augmentation de la PA
- Rares (1-2%) : irritabilité, maux de tête, palpitations à doses élevées
- Très rares (<1%) : réactions allergiques cutanées, troubles gastro-intestinaux
Signes de surdosage :
- Au-delà de 1500mg/jour : agitation marquée, insomnie sévère
- Tachycardie et hypertension légère
- Irritabilité et agressivité inhabituelle
- Tremblements fins des extrémités (rare)
Surveillance recommandée :
- Tension artérielle si antécédents d'HTA ou doses >400mg/jour
- Glycémie chez les diabétiques durant le premier mois
- Humeur chez patients avec antécédents psychiatriques
- Fonction hépatique si utilisation >6 mois en continu
- Qualité du sommeil et ajustement horaire de prise si nécessaire
Fenêtre thérapeutique optimale :
- Dose minimale efficace : 200mg/jour pour maintenance
- Dose thérapeutique standard : 400mg/jour pour traitement actif
- Dose maximale recommandée : 680mg/jour sous supervision
- Durée optimale : cycles de 3 mois avec pauses de 2-4 semaines
Questions fréquentes
La rhodiola peut-elle remplacer mes antidépresseurs ?
Les recherches montrent que la rhodiola peut être aussi efficace qu'une faible dose (50mg) de sertraline pour la dépression légère à modérée dans une étude limitée, avec moins d'effets secondaires [5]. Concrètement : elle améliore l'humeur chez 60-70% des patients après 6-12 semaines. Application pratique : excellente en première intention pour dépression légère ou en complément sous supervision médicale. Attention toutefois : ne jamais arrêter brutalement un antidépresseur - discutez avec votre médecin d'une transition progressive si appropriée.
Combien de temps faut-il pour ressentir les effets anti-fatigue ?
Bonne nouvelle : la rhodiola agit rapidement ! Pour l'énergie ponctuelle, les effets se manifestent en 30-60 minutes après une dose unique de 200-400mg [3]. Pour la fatigue chronique, les études montrent une amélioration significative après 1-2 semaines, avec des résultats optimaux après 4-8 semaines [1]. Résultat concret : 40% de réduction de la fatigue perçue après 4 semaines. Notre recommandation : commencez par 200mg le matin pendant 1 semaine, puis ajustez selon vos besoins.
La rhodiola aide-t-elle vraiment pour le sport et l'endurance ?
Imaginez la rhodiola comme un turbo naturel pour vos performances ! Les données scientifiques : augmentation de 24% du temps jusqu'à épuisement et réduction de 30% des marqueurs inflammatoires post-effort [6],[9]. Pour visualiser : vous pourriez courir 3km de plus ou faire 5 répétitions supplémentaires. Protocole sportif : 200-400mg 1 heure avant l'entraînement. Bonus altitude : réduit de 50% les symptômes du mal des montagnes [7] - parfait pour vos randonnées en montagne !
Y a-t-il des effets secondaires ou risques de dépendance ?
La rhodiola se distingue par son excellent profil de sécurité ! Contrairement aux stimulants classiques, elle ne crée ni accoutumance, ni dépendance, ni tolérance même après 12 semaines d'utilisation continue [2]. Effets secondaires : rares et légers - possible agitation si prise tard (5% des cas), légères nausées au début (3%). Conseil pratique : toujours prendre le matin à jeun pour éviter l'insomnie. Seule précaution : éviter si troubles bipolaires (risque théorique de manie) ou avec IMAO.
Quelle est la différence entre rhodiola et autres adaptogènes comme l'ashwagandha ?
Chaque adaptogène a sa spécialité ! La rhodiola est le champion de l'énergie et des performances mentales - pensez 'boost immédiat'. Les études montrent qu'elle augmente dopamine et noradrénaline en 30 minutes [15]. L'ashwagandha est plutôt 'zen et récupération' - meilleur pour l'anxiété et le sommeil. Synergie gagnante : rhodiola le matin (200mg) pour l'énergie + ashwagandha le soir (300mg) pour la récupération. C'est comme avoir un accélérateur et un frein de qualité !
La rhodiola peut-elle être prise tous les jours ?
Oui, la rhodiola peut être utilisée quotidiennement avec d'excellents résultats. Les études cliniques ont testé des durées allant jusqu'à 12 semaines sans problème de tolérance [2]. Important : les études au-delà de 12 semaines sont quasi inexistantes, donc la sécurité à très long terme reste incertaine. Protocole optimal : 200-400mg/jour le matin à jeun, 5 jours sur 7. La pause de 2 jours permet de maintenir la sensibilité des récepteurs. Pour un usage prolongé (>3 mois), faire une pause d'une semaine tous les 2 mois par prudence. Contrairement au café, pas d'accoutumance ni de sevrage - vous pouvez arrêter quand vous voulez sans effets rebond.
Combien de temps dure une cure de rhodiola ?
La durée optimale d'une cure dépend de vos objectifs. Pour le stress aigu ou un coup de boost : 2-4 semaines suffisent avec des effets dès le 3ème jour [13]. Pour la fatigue chronique ou le burnout : 8-12 semaines sont recommandées pour des résultats durables [20]. Protocole type : commencer par 4 semaines, évaluer les bénéfices, puis continuer si nécessaire. Maximum continu testé dans les études : 12 semaines (les études au-delà sont quasi inexistantes). Possibilité de cures répétées avec pauses de 2-4 semaines entre chaque cycle pour une utilisation à long terme.
Quels sont les dangers de la rhodiola ?
La rhodiola est remarquablement sûre aux doses thérapeutiques (200-600mg/jour). Les 'dangers' sont limités : principalement l'insomnie si prise tard (après 15h) et une possible agitation chez 5% des utilisateurs sensibles [16]. Interactions importantes : éviter absolument avec les IMAO (risque de syndrome sérotoninergique) et prudence avec ISRS. Contre-indications : troubles bipolaires (risque de manie), hypertension sévère non contrôlée. À doses très élevées (>1500mg) : possible irritabilité, bouche sèche, vertiges. Toujours commencer par 200mg pour tester votre tolérance.
Quelle est la meilleure heure pour prendre la rhodiola ?
Le timing est crucial pour la rhodiola ! Moment optimal : le matin à jeun, 30 minutes avant le petit-déjeuner, pour une absorption maximale et une énergie soutenue toute la journée [12]. Si vous prenez 2 doses : 7h et 12h maximum. Jamais après 15h - risque d'insomnie chez 30% des utilisateurs [8]. Pour le sport : 1 heure avant l'entraînement. Astuce pro : si vous êtes sensible, commencez par la prendre avec le petit-déjeuner les premiers jours, puis passez à jeun une fois habitué. L'effet stimulant dure 4-6 heures.
Références scientifiques
Références citées
- [1] Olsson EM, et al. A randomised, double-blind, placebo-controlled, parallel-group study of the standardised extract shr-5 of the roots of Rhodiola rosea in the treatment of subjects with stress-related fatigue. Planta Med. 2009. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19016404/
- [2] Kasper S, Dienel A. Multicenter, open-label, exploratory clinical trial with Rhodiola rosea extract in patients suffering from burnout symptoms. Neuropsychiatr Dis Treat. 2017. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28367055/
- [3] Shevtsov VA, et al. A randomized trial of two different doses of a SHR-5 Rhodiola rosea extract versus placebo and control of capacity for mental work. Phytomedicine. 2003. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12725561/
- [4] Anghelescu IG, et al. Stress management and the role of Rhodiola rosea: a review. Int J Psychiatry Clin Pract. 2018. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29325481/
- [5] Mao JJ, et al. Rhodiola rosea versus sertraline for major depressive disorder: A randomized placebo-controlled trial. Phytomedicine. 2015. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25837277/
- [6] Noreen EE, et al. The effects of an acute dose of Rhodiola rosea on endurance exercise performance. J Strength Cond Res. 2013. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23443221/
- [7] Ha Z, et al. The effect of rhodiola and acetazolamide on the sleep architecture and blood oxygen saturation in men living at high altitude. Zhonghua Jie He He Hu Xi Za Zhi. 2002. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12423559/
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- [9] Parisi A, et al. Effects of chronic Rhodiola Rosea supplementation on sport performance and antioxidant capacity in trained male: preliminary results. J Sports Med Phys Fitness. 2010. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20308973/
- [10] Chen QG, et al. The effects of Rhodiola rosea extract on 5-HT level, cell proliferation and quantity of neurons at cerebral hippocampus of depressive rats. Phytomedicine. 2009. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19403286/
- [11] Panossian A, et al. Rosenroot (Rhodiola rosea): traditional use, chemical composition, pharmacology and clinical efficacy. Phytomedicine. 2010. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20378318/
- [12] Darbinyan V, et al. Rhodiola rosea in stress induced fatigue--a double blind cross-over study of a standardized extract SHR-5. Phytomedicine. 2000. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11081987/
- [13] Spasov AA, et al. A double-blind, placebo-controlled pilot study of the stimulating and adaptogenic effect of Rhodiola rosea SHR-5 extract on the fatigue of students. Phytomedicine. 2000. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10839209/
- [14] Khanum F, et al. Rhodiola rosea: A Versatile Adaptogen. Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety. 2005. URL: https://doi.org/10.1111/j.1541-4337.2005.tb00073.x
- [15] Perfumi M, Mattioli L. Adaptogenic and central nervous system effects of single doses of 3% rosavin and 1% salidroside Rhodiola rosea L. extract in mice. Phytother Res. 2007. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17072830/
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- [20] Lekomtseva Y, et al. Rhodiola rosea in Subjects with Prolonged or Chronic Fatigue Symptoms: Results of an Open-Label Clinical Trial. Complement Med Res. 2017. URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28219059/
Références complémentaires
- ANSES. Avis relatif à l'évaluation de la pertinence de l'application des avertissements et recommandations exprimés dans les monographies de plantes médicinales de l'EMA aux compléments alimentaires contenant ces mêmes plantes. Saisine n°2019-SA-0155. 2019. Pages 413-417. URL: https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2019SA0155.pdf