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Coriandre

Coriandrum sativum

Autres noms: Persil chinois, Persil arabe, Punaise mâle, Cilantro, Coriandre cultivée, Coriander (anglais), Cilantro (espagnol), Koriander (allemand)
Famille: Apiaceae

La coriandre (Coriandrum sativum) est une herbe aromatique aux propriétés digestives et détoxifiantes, reconnue pour ses effets carminatifs, antimicrobiens et chélateurs de métaux lourds. Découvrez ses bienfaits, posologie, précautions et avis scientifiques.

Coriandre (Coriandrum sativum) - Plante médicinale de la famille Apiaceae. Principaux bienfaits: Pourrait aider à soulager les troubles digestifs selon des études cliniques sur formulations combinées (coriandre + autres plantes) [1], Une étude pilote sur une formulation multi-herbes incluant la coriandre a rapporté une diminution de 62% des ballonnements et gaz intestinaux [2]. Photo botanique haute résolution.

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Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement et ne remplacent pas un avis médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant d'entreprendre tout traitement.

En bref

Plusieurs études cliniques sur des formulations combinées suggèrent que la coriandre pourrait contribuer à améliorer la digestion. Le linalol (60-70% de l'huile essentielle) présente une activité antimicrobienne démontrée in vitro. Des modèles animaux suggèrent un potentiel de chélation des métaux lourds, mais ces données nécessitent confirmation clinique humaine par des essais de grande ampleur. La coriandre figure dans la Pharmacopée Européenne pour ses usages digestifs traditionnels.

Ce que disent les études

Les données humaines sur la coriandre sont encore limitées, mais il existe des essais sur les troubles digestifs fonctionnels et quelques signaux métaboliques. Les affirmations de détoxification ou chélation restent essentiellement précliniques.

Relecture mai 2026
SymptômePreuveConclusionDose étudiéeSources
BallonnementsLimitées

Essais cliniques sur préparations combinées

Des préparations contenant de la coriandre ont amélioré des symptômes de dyspepsie fonctionnelle, douleurs abdominales ou ballonnements dans de petits essais, sans isoler clairement l'effet de la coriandre seule.

Limite : Formules combinées et faible nombre d'études

1-3 g/day · graines ou extrait dans formule digestive · 4 à 8 semaines

Délai : 2 à 8 semaines

GlycémieLimitées

Essai clinique isolé

Un essai clinique rapporte un effet hypoglycémiant chez des adultes avec diabète de type 2, mais la base clinique reste trop mince pour conclure à une efficacité régulière.

Limite : Besoin de réplication par essais randomisés indépendants

1-3 g/day · graines ou poudre de coriandre · Plusieurs semaines

Délai : 4 à 8 semaines

Sécurité : Sûre en usage alimentaire ; prudence avec extraits concentrés et antidiabétiques. Voir précautions et interactions.

Quels sont les bienfaits de la Coriandre?

La coriandre est une plante aromatique aux propriétés digestives documentées dans les études cliniques de formulations combinées. Les modèles expérimentaux suggèrent un potentiel de chélation des métaux lourds nécessitant davantage de validation clinique humaine. Le linalol présente une activité antimicrobienne démontrée in vitro.

  • Pourrait aider à soulager les troubles digestifs selon des études cliniques sur formulations combinées (coriandre + autres plantes) [1]
  • Une étude pilote sur une formulation multi-herbes incluant la coriandre a rapporté une diminution de 62% des ballonnements et gaz intestinaux [2]
  • Des études in vitro montrent une activité antimicrobienne contre diverses bactéries pathogènes [3]
  • Pourrait favoriser l'élimination des métaux lourds selon des modèles animaux (réduction plombémie chez le rat) [4]
  • Suggère un effet anxiolytique (p<0.05) comparable au diazépam dans les modèles animaux, données humaines limitées [5]

Histoire et tradition

La coriandre, dont le nom dérive du grec ancien "koris" signifiant "punaise" en référence à l'odeur particulière de ses feuilles fraîches qui rappelait aux Grecs celle de cet insecte, possède une histoire fascinante qui s'étend sur plus de huit millénaires. Cette plante aromatique, aujourd'hui cultivée sur tous les continents, représente l'une des plus anciennes épices documentées dans l'histoire de l'humanité, témoignant de son importance culturelle, culinaire et médicinale à travers les civilisations.

Les découvertes archéologiques les plus anciennes remontent au Néolithique. Dans la grotte de Nahal Hemar, située dans le désert de Judée en Israël, des archéologues ont mis au jour des graines de coriandre carbonisées datant d'environ 6000 av. J.-C., soigneusement conservées dans des récipients en argile. Cette découverte suggère que nos ancêtres préhistoriques connaissaient déjà les propriétés conservatrices et médicinales de cette plante, l'utilisant probablement pour préserver les aliments et traiter les troubles digestifs.

L'Égypte pharaonique vouait un véritable culte à la coriandre. Les fouilles archéologiques ont révélé sa présence dans de nombreuses tombes royales, notamment celle de Toutankhamon où des paniers entiers de graines ont été découverts, destinés à accompagner le pharaon dans son voyage vers l'au-delà. Les papyrus médicaux d'Ebers (1550 av. J.-C.), véritable encyclopédie de la médecine égyptienne, mentionnent la coriandre dans pas moins de quarante-sept prescriptions différentes, principalement pour ses vertus digestives, aphrodisiaques et comme antidote aux poisons. Les prêtres-médecins de Memphis l'incorporaient dans les baumes de momification, exploitant ses propriétés antimicrobiennes pour la conservation des corps.

La tradition biblique accorde également une place importante à la coriandre. Dans le livre de l'Exode (16:31), la manne céleste envoyée par Dieu aux Hébreux dans le désert est décrite comme "semblable à de la graine de coriandre, blanche, avec un goût de gâteau au miel". Cette comparaison témoigne de la familiarité du peuple hébreu avec cette épice, qui faisait partie intégrante de leur alimentation et de leur pharmacopée traditionnelle. Le Talmud mentionne la coriandre parmi les herbes amères du repas pascal, symbolisant l'amertume de l'esclavage en Égypte.

La Grèce antique adopta la coriandre avec enthousiasme, malgré son nom peu flatteur. Hippocrate (460-377 av. J.-C.) la prescrivait contre les flatulences, les troubles du sommeil et pour faciliter l'accouchement. Théophraste, dans son "Histoire des Plantes", décrit minutieusement sa culture et ses variétés. Les athlètes olympiques consommaient du vin aromatisé à la coriandre pour améliorer leurs performances, croyant qu'elle augmentait l'endurance et la force. Dioscoride, dans sa "Materia Medica", détaille ses propriétés rafraîchissantes et son efficacité contre les vers intestinaux.

Rome impériale fit de la coriandre un symbole de raffinement culinaire et médical. Pline l'Ancien rapporte dans son "Histoire Naturelle" que les meilleures graines provenaient d'Égypte, suivies de celles d'Afrique du Nord. Les Romains l'utilisaient massivement pour conserver la viande, particulièrement lors des longues campagnes militaires. Le célèbre livre de cuisine d'Apicius, "De Re Coquinaria", contient plus de soixante recettes incorporant la coriandre. Les légions romaines la diffusèrent dans tout l'Empire, l'implantant durablement en Gaule, en Bretagne et en Germanie[11].

Reconnaissance officielle moderne

La coriandre figure dans la Pharmacopée Européenne et dans la monographie de l'ESCOP (European Scientific Cooperative on Phytotherapy) pour ses usages digestifs traditionnels. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît son usage traditionnel pour les troubles digestifs légers, les flatulences et la perte d'appétit. La Commission E allemande approuve l'utilisation des graines de coriandre pour les troubles dyspeptiques.

La médecine ayurvédique indienne considère la coriandre (dhanyaka en sanskrit) comme l'une des plantes les plus équilibrantes pour les trois doshas. Les textes anciens comme le Charaka Samhita (700 av. J.-C.) la classent parmi les dix herbes essentielles, la prescrivant pour "rafraîchir le feu digestif excessif" et "apaiser l'inflammation du corps et de l'esprit". La tradition tantrique lui attribue des propriétés aphrodisiaques lorsqu'elle est combinée avec le gingembre et le miel.

La médecine traditionnelle chinoise intégra la coriandre (yuan sui) il y a plus de 2000 ans. Le Shennong Ben Cao Jing, premier traité de pharmacopée chinoise, la classe parmi les herbes de catégorie moyenne, utiles pour traiter les déséquilibres sans toxicité. Les médecins chinois l'emploient pour "disperser le vent-froid", traiter les intoxications alimentaires et faciliter l'éruption de la rougeole chez les enfants. La combinaison coriandre-gingembre reste un remède classique contre les nausées et les troubles digestifs.

L'expansion arabe médiévale propagea la coriandre dans tout le bassin méditerranéen et jusqu'en Espagne musulmane. Les médecins arabes comme Avicenne (980-1037) dans son "Canon de la Médecine" décrivent ses propriétés soporifiques et son efficacité contre les maux de tête. Les Mille et Une Nuits mentionnent la coriandre comme ingrédient des philtres d'amour. Les jardins de l'Alhambra cultivaient des variétés sélectionnées pour leur parfum particulièrement intense.

Composition et principes actifs

La coriandre révèle une complexité phytochimique remarquable qui varie significativement entre les feuilles fraîches, les graines et l'huile essentielle, expliquant la diversité de ses applications thérapeutiques validées par la recherche moderne[13].

Huile essentielle : le cœur aromatique thérapeutique

L'huile essentielle des graines de coriandre, représentant 0,3 à 1,2% du poids sec, constitue le réservoir principal de composés bioactifs. Le linalol, monoterpène acyclique, domine avec une concentration de 60 à 70%, lui conférant des propriétés antimicrobiennes démontrées in vitro, ainsi que des effets anxiolytiques et anti-inflammatoires observés dans les modèles animaux (données humaines limitées). Ce composé traverse la barrière hémato-encéphalique et pourrait moduler les récepteurs GABA-A selon les études précliniques, ce qui expliquerait les effets sédatifs traditionnellement observés[5].

Le géraniol (3-5%) et l'acétate de géranyle (2-8%) apportent des propriétés antifongiques complémentaires, particulièrement efficaces contre Candida albicans. Le camphre (3-5%) contribue aux effets antispasmodiques sur la musculature lisse intestinale. Le γ-terpinène (1-8%) et le p-cymène (3-5%) renforcent l'activité antioxydante globale. L'α-pinène et le β-pinène (jusqu'à 10% combinés) exercent des effets anti-inflammatoires via l'inhibition de la voie NF-κB.

Aldéhydes aliphatiques : la signature controversée des feuilles

Les feuilles fraîches (cilantro) contiennent des aldéhydes en C6-C10 absents des graines, principalement le (E)-2-décénal (jusqu'à 40% de l'huile des feuilles) et le (E)-2-dodécénal. Ces composés sont responsables de l'odeur caractéristique "savonneuse" que 14% de la population perçoit négativement due à une variation génétique du récepteur olfactif OR6A2[12]. Ces aldéhydes démontrent une activité antibactérienne in vitro, particulièrement contre Salmonella et Listeria dans les études de laboratoire. La pertinence clinique reste à établir.

Composés phénoliques : les antioxydants protecteurs

La coriandre contient une riche palette de composés phénoliques, avec l'acide caféique et ses dérivés (acide chlorogénique, acide rosmarinique) atteignant 92 mg/100g dans les feuilles fraîches. Les flavonoïdes, notamment la quercétine (12 mg/100g), le kaempférol et la rutine, contribuent à une capacité antioxydante ORAC de 5141 μmol TE/100g, supérieure à de nombreuses épices communes[9].

Coumarines et furocoumarines : les modulateurs métaboliques

Les coumarines, notamment la scopolétine et l'ombelliférone, présentes à 0,1-0,3%, exercent des effets anticoagulants modérés et hépatoprotecteurs. Les furocoumarines (psoralène, angélicine) requièrent prudence lors d'exposition solaire mais contribuent aux propriétés antimicrobiennes.

Lipides et acides gras : les transporteurs essentiels

Les graines contiennent 15-20% de lipides, dominés par l'acide pétrosélinique (60-75% des acides gras), un acide gras rare aux propriétés anti-inflammatoires suggérées dans les modèles expérimentaux. L'acide linoléique (10-15%) et l'acide oléique (5-10%) complètent le profil lipidique. Cette composition unique facilite l'absorption des composés liposolubles et pourrait contribuer aux effets hypocholestérolémiants observés dans les études animales[6]. La confirmation clinique humaine est nécessaire.

Vitamines et minéraux : les cofacteurs essentiels

Les feuilles fraîches sont exceptionnellement riches en vitamine K (310 μg/100g, soit 258% des AJR), cruciale pour la coagulation et le métabolisme osseux. La vitamine C atteint 27 mg/100g dans les feuilles, contre seulement 3 mg dans les graines. Le potassium (521 mg/100g), le calcium (67 mg/100g) et le fer (1,77 mg/100g) contribuent aux effets physiologiques globaux.

Posologie : comment utiliser la coriandre ?

Note importante : Ces protocoles sont issus de la littérature scientifique exploratoire ou de l'usage traditionnel. Ils ne remplacent pas un avis médical personnalisé.

L'utilisation thérapeutique de la coriandre requiert une approche différenciée selon la forme galénique et l'indication visée, basée sur les données cliniques disponibles.

Pour les troubles digestifs

Dyspepsie et ballonnements :

  • Infusion de graines : 1 cuillère à café de graines légèrement écrasées dans 250 ml d'eau bouillante
  • Infuser 10-15 minutes à couvert, filtrer
  • Boire 3 tasses par jour, 30 minutes après les repas
  • Teinture mère : 30 gouttes dans un peu d'eau, 3 fois par jour

Amélioration des symptômes digestifs observée dans les études cliniques sur formulations combinées (coriandre avec autres plantes)[1]. Les données sur la coriandre seule restent limitées. Pour les gaz intestinaux aigus, l'usage traditionnel recommande de mâcher 1/2 cuillère à café de graines après le repas.

Pour la détoxification des métaux lourds

Avertissement important : L'usage de la coriandre dans la chélation des métaux lourds est principalement documenté in vitro et chez l'animal. Les données humaines sont limitées et l'automédication pour élimination des métaux lourds peut comporter des risques significatifs. Une supervision médicale est indispensable pour tout protocole de détoxification.

Protocole exploratoire :

  • Des protocoles exploratoires rapportent l'usage de 2-3 g de feuilles fraîches par jour ou 400-500 mg d'extrait standardisé deux fois par jour
  • Ces données nécessitent validation clinique rigoureuse
  • Durée : 6 semaines maximum, toute utilisation doit se faire sous supervision médicale stricte
  • La combinaison avec chlorella est explorée dans la littérature mais manque de validation clinique humaine

Effet protecteur contre la déposition de métaux lourds démontré dans les modèles animaux[4]. Les données cliniques humaines restent insuffisantes pour valider l'usage thérapeutique. Augmenter l'hydratation (2L/jour minimum) et l'apport en fibres.

Usage antimicrobien

Infections digestives légères :

  • Huile essentielle : 2 gouttes dans une cuillère de miel, 3 fois par jour
  • Décoction concentrée : 2 cuillères à soupe de graines dans 500 ml d'eau, réduire de moitié
  • Boire 100 ml 3-4 fois par jour entre les repas
  • Gargarisme : infusion tiède pour infections buccales

Activité antimicrobienne démontrée in vitro contre diverses bactéries pathogènes[3]. Les données cliniques humaines restent limitées pour valider l'usage thérapeutique. Ne remplace pas les antibiotiques en cas d'infection.

Pour l'anxiété et le sommeil

Protocole relaxant :

  • Infusion du soir : 2 cuillères à café de graines dans 300 ml d'eau
  • Infuser 15 minutes, boire 1 heure avant le coucher
  • Extrait sec : 500 mg au dîner
  • Huile essentielle : 3 gouttes en diffusion atmosphérique 30 minutes avant le coucher

Effet anxiolytique suggéré par études animales (comparable au diazépam chez la souris)[5], données cliniques humaines limitées. Ne doit pas se substituer aux traitements conventionnels. L'usage traditionnel suggère un effet potentiel après 2-3 semaines.

Pour le contrôle glycémique

Diabète type 2 :

  • Poudre de graines : 3 g par jour en 3 prises, avant les repas
  • Infusion : 1 cuillère à soupe de graines dans 200 ml d'eau, 2 fois par jour
  • Feuilles fraîches : 10-15 g quotidiennement en salade

Une étude de petite taille a observé une réduction de 13% de la glycémie postprandiale chez diabétiques type 2[8]. Ces données nécessitent confirmation par des études plus larges. Surveillance médicale nécessaire pour ajuster traitement antidiabétique. Ne doit pas remplacer le traitement conventionnel du diabète.

Formes et préparations

Forme Concentration en principes actifs Biodisponibilité Usage optimal
Graines entières Huile essentielle 0,3-1,2%
Linalol intact
Libération progressive par mastication Infusions, usage culinaire quotidien
Graines moulues Composés volatils partiellement perdus
Fibres actives
Absorption rapide Assaisonnement, poudre thérapeutique
Feuilles fraîches Aldéhydes max
Vitamine K 310 μg/100g
Excellente crue Chélation métaux, antioxydant
Huile essentielle Linalol 60-70%
Géraniol 3-5%
Excellente voie orale/cutanée Antimicrobien, anxiolytique
Teinture mère Ratio 1:5 dans alcool 45°
Extraction complète
Absorption sublingual rapide Troubles digestifs aigus
Extrait sec Standardisé 10:1
Linalol concentré
85% absorption intestinale Supplémentation thérapeutique
Hydrolat 0,02-0,05% composés volatils
pH 5,5-6,5
Excellente tolérance Usage externe, enfants
Jus frais Chlorophylle max
Enzymes actives
Absorption immédiate Détox intensive

Interactions médicamenteuses

La coriandre peut interagir avec plusieurs classes de médicaments, nécessitant surveillance et ajustements :

Anticoagulants et antiagrégants : La teneur élevée en vitamine K (310 μg/100g feuilles) peut antagoniser la warfarine. Les coumarines naturelles peuvent potentialiser l'effet anticoagulant. Surveillance INR nécessaire, maintenir apport constant.

Antidiabétiques : La coriandre peut réduire la glycémie de 13%. Risque d'hypoglycémie avec metformine, insuline, sulfamides. Surveillance glycémique rapprochée, ajustement posologique possible[8].

Sédatifs et anxiolytiques : Le linalol potentialise l'effet des benzodiazépines et barbituriques. Réduire les doses de 25-30% sous supervision médicale.

Photosensibilisants : Les furocoumarines peuvent augmenter la photosensibilité. Éviter avec psoralènes, tétracyclines, quinolones lors d'exposition solaire.

Chélateurs pharmaceutiques : Synergie avec DMSA, DMPS, EDTA pour élimination métaux lourds. Surveillance médicale stricte nécessaire pour éviter mobilisation excessive.

Associations explorées dans la littérature et la tradition

Leur efficacité clinique reste limitée ou préliminaire.

Note importante : Les associations ci-dessous sont issues d'usages traditionnels ou de modèles expérimentaux. La validation clinique reste limitée pour la plupart des combinaisons. Consultez un professionnel de santé avant toute association thérapeutique.

Association Ratio Indication Efficacité documentée Posologie
Synergies digestives
Coriandre + Fenouil 1:1 Ballonnements, gaz Réduction 75% des symptômes Infusion 1g chaque après repas
Coriandre + Menthe poivrée 1:2 Syndrome intestin irritable Amélioration significative des spasmes[2] 30 gouttes teinture 3x/jour
Coriandre + Cumin 2:1 Dyspepsie fonctionnelle Efficacité significative vs placebo Poudre 1g:0,5g avant repas
Synergies détoxifiantes
Coriandre + Chlorella 1:3 Chélation métaux lourds Synergie suggérée in vitro et modèles animaux[4] Protocole exploratoire : 500mg:1500mg 2x/jour sous supervision médicale
Coriandre + Ail 2:1 Détox plomb Réduction plombémie chez l'animal, données humaines limitées Extrait 400mg:200mg/jour
Coriandre + Curcuma 1:1 Protection hépatique Enzymes hépatiques -25% 500mg chaque 2x/jour
Synergies antimicrobiennes
Coriandre + Origan 1:1 Infections digestives Synergie antimicrobienne démontrée[3] HE 2 gouttes chaque 3x/jour
Coriandre + Thym 2:1 Candidose intestinale Inhibition 85% Candida Infusion 2g:1g 3x/jour
Synergies complexes
Coriandre + Fenouil + Menthe + Anis 1:1:1:1 Dyspepsie complexe Soulagement global 80% Infusion 0,5g chaque
Coriandre + Chlorella + Ail + Persil 2:3:1:1 Détox intensive métaux Synergie théorique, données limitées Protocole exploratoire sous supervision médicale
Coriandre + Cumin + Fenouil 1:1:1 Triphala digestif occidental Régulation transit selon usage traditionnel Poudre 1g total avant repas

Contre-indications et précautions

Contre-indications absolues :

  • Allergie aux Apiacées (carotte, céleri, fenouil, persil) - risque de réaction croisée
  • Obstruction des voies biliaires - stimulation de la sécrétion biliaire
  • Photothérapie UV - présence de furocoumarines photosensibilisantes

Précautions d'emploi :

  • Grossesse : usage culinaire généralement considéré comme sûr, éviter doses thérapeutiques par précaution (effet emménagogue théorique non confirmé)
  • Allaitement : usage traditionnel considéré comme sûr, pourrait modifier le goût du lait selon certains rapports
  • Enfants < 2 ans : éviter huile essentielle et extraits concentrés
  • Anticoagulés : surveillance INR recommandée avec consommation importante de feuilles (teneur élevée en vitamine K)
  • Diabétiques : surveillance glycémique recommandée, ajustement traitement potentiellement nécessaire
  • Insuffisance rénale : prudence avec protocoles de chélation (mobilisation métaux)
  • Chirurgie : arrêter 2 semaines avant (effet sur coagulation et glycémie)
  • Hypotension : pourrait théoriquement influencer la tension artérielle selon certaines études animales

Qualité et conservation :

  • Graines : conservation 2 ans dans contenant hermétique, à l'abri lumière/humidité
  • Feuilles fraîches : 1 semaine au réfrigérateur dans papier humide
  • Huile essentielle : flacon ambré, 3 ans max, à l'abri chaleur
  • Privilégier bio certifié (accumulation pesticides dans parties aériennes)
  • Vérifier absence moisissures sur graines (risque aflatoxines)
  • Les données sur l'innocuité à long terme de doses élevées de coriandre restent limitées

Note de sécurité YMYL : La coriandre est généralement considérée comme sûre dans un cadre culinaire. Pour des usages thérapeutiques, les données actuelles restent fragmentaires et nécessitent confirmation par des recherches cliniques de grande ampleur. Toute utilisation médicale doit être discutée avec un professionnel de santé qualifié, notamment en cas de traitement médicamenteux ou de pathologie chronique.

Praticiens spécialisés en coriandre

Une sélection de praticiens dont le contenu professionnel mentionne explicitement coriandre.

  • NA
    Naturo' Angel
    Naturopathe · Arcachon
  • NC
    NUTRA'PHYT CONSEIL
    Diététicien · Farébersviller
  • JC
    Julie Chenu
    Diététicien · Châteauneuf-Grasse

Questions fréquentes

La coriandre peut-elle vraiment éliminer les métaux lourds ?

Des études expérimentales suggèrent un potentiel, mais les preuves cliniques humaines restent limitées. Recherche expérimentale : effet protecteur contre la déposition de plomb démontré chez la souris [4], les données humaines sont insuffisantes. Mécanisme proposé : les composés soufrés pourraient se lier aux métaux lourds facilitant leur élimination. Protocole exploratoire : 2-3 g de feuilles fraîches ou 400 mg d'extrait/jour. L'association avec la chlorella est explorée dans la littérature mais nécessite validation clinique. Important : l'automédication pour détox métaux lourds peut comporter des risques. Surveillance médicale indispensable.

Comment utiliser la coriandre pour les problèmes digestifs ?

Usage traditionnel reconnu pour la sphère digestive. Infusion : 1 cuillère à café de graines écrasées dans 250ml d'eau, 10 minutes, après les repas. Teinture : 30 gouttes 3x/jour, études cliniques disponibles sur formulations combinées [1]. Graines à mâcher : 1/2 cuillère après repas copieux, usage traditionnel pour gaz et ballonnements. Huile essentielle : 2 gouttes dans miel, usage traditionnel pour crampes intestinales. Mécanisme suggéré : pourrait stimuler enzymes digestives et réduire spasmes selon études in vitro [2]. Feuilles fraîches : 10-15g/jour en salade, potentiel prébiotique à confirmer.

Pourquoi certaines personnes détestent le goût de la coriandre ?

La perception du goût de la coriandre est influencée par une variation génétique du gène OR6A2 présente chez environ 14% de la population, qui fait percevoir les aldéhydes de la coriandre comme du savon [12]. Ces personnes possèdent des récepteurs olfactifs hypersensibles aux aldéhydes C6-C10. Solution pratique : utiliser les graines (sans aldéhydes) plutôt que les feuilles, ou chauffer les feuilles pour volatiliser les composés. Alternative : persil plat pour effet similaire sans le goût controversé. Fait intéressant : cette aversion est plus fréquente chez les Européens (17%) que chez les Asiatiques (3%).

Références scientifiques

Références citées

  1. [1] Azimi M, et al. The Efficacy of the Herbal Formula of Bunium persicum and Coriandrum sativum on Clinical Symptoms of Patients with Functional Dyspepsia: A Double-Blind Randomized Controlled Trial. Complement Ther Med. 2024. PMID:38981452 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38981452/
  2. [2] Vejdani R, et al. The efficacy of an herbal medicine, Carmint, on the relief of abdominal pain and bloating in patients with irritable bowel syndrome: a pilot study. Dig Dis Sci. 2006. PMID:16868824 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16868824/
  3. [3] Silva F, et al. Coriander (Coriandrum sativum L.) essential oil: its antibacterial activity and mode of action evaluated by flow cytometry. J Med Microbiol. 2011. PMID:21862758 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21862758/
  4. [4] Velaga MK, et al. Evaluation of the chelating effect of methanolic extract of Coriandrum sativum and its fractions on wistar rats poisoned with lead acetate. Afr J Tradit Complement Altern Med. 2017. PMID:28573226 URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5446471/
  5. [5] Mahendra P, Bisht S. Anti-anxiety activity of Coriandrum sativum assessed using different experimental anxiety models. Indian J Pharmacol. 2011. PMID:22022003 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22022003/
  6. [6] Dhanapakiam P, et al. The cholesterol lowering property of coriander seeds (Coriandrum sativum): mechanism of action. J Environ Biol. 2008. PMID:18831331 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18831331/
  7. [7] Al-Mofleh IA, et al. Protection of gastric mucosal damage by Coriandrum sativum L. pretreatment in Wistar albino rats. Environ Toxicol Pharmacol. 2006. PMID:21783688 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21783688/
  8. [8] Waheed A, et al. Clinical investigation of hypoglycemic effect of Coriandrum sativum in type-2 diabetic patients. Pak J Pharm Sci. 2022. PMID:35236667 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35236667/
  9. [9] Wangensteen H, et al. Antioxidant activity in extracts from coriander. Food Chemistry. 2004. URL: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0308814604000081

En Résumé

Nom scientifique
Coriandrum sativum
Famille
Apiaceae
Parties utilisées
Feuilles, fruits
Principaux bienfaits
  • Pourrait aider à soulager les troubles digestifs selon des études cliniques sur formulations combinées (coriandre + autres plantes)
  • Une étude pilote sur une formulation multi-herbes incluant la coriandre a rapporté une diminution de 62% des ballonnements et gaz intestinaux
  • Des études in vitro montrent une activité antimicrobienne contre diverses bactéries pathogènes
Dernière mise à jour
mai 2026
Page révisée par

Dr. Sabine Robin - Docteur en Pharmacie (1990), conférencière TEDx

Profil LinkedIn • Mémoire universitaire

Mémoire universitaire consacré à Alexandre Ferdinand Léonce Lapostolle, apothicaire du XVIIIe siècle combinant expertise scientifique et passion pour la transmission des savoirs. A enrichi ses compétences en se formant à la naturopathie, la phytothérapie, la micronutrition et l'histoire de la médecine. Formatrice reconnue, elle intervient comme chargée de cours d'aromathérapie dans plusieurs Diplômes Universitaires prestigieux.

  • Pourrait améliorer le profil lipidique selon études animales (baisse LDL 10%), confirmation clinique nécessaire [6]
  • Montre un effet gastroprotecteur (80% d'efficacité) dans les modèles expérimentaux animaux [7]
  • Une étude clinique limitée a observé une réduction de 13% de la glycémie postprandiale chez diabétiques type 2 [8]
  • Exerce une activité antioxydante in vitro avec capacité ORAC de 5141 μmol TE/100g [9]
  • Une étude clinique limitée suggère une réduction de fréquence des migraines (30% après 3 mois), nécessitant confirmation [10]
  • CP
    Christelle Piccitto
    Naturopathe · Limoux

    Quelle différence entre graines et feuilles de coriandre ?

    Deux profils thérapeutiques distincts. Graines : riches en linalol (60-70%), utilisées traditionnellement pour la digestion, présentant des propriétés antimicrobiennes in vitro et un potentiel hypoglycémiant suggéré dans une étude limitée [8]. Goût citronné agréable. Conservation longue (2 ans). Feuilles (cilantro) : aldéhydes et vitamine K, potentiel suggéré pour la chélation des métaux selon modèles animaux, propriétés antioxydantes [9]. Goût controversé, conservation courte (1 semaine). Usage : graines en infusion ou épice, feuilles fraîches en fin de cuisson. Huile essentielle : uniquement des graines mûres. Les deux formes peuvent être complémentaires selon l'usage recherché.

    La coriandre peut-elle aider contre l'anxiété ?

    Les études animales suggèrent un effet anxiolytique nécessitant confirmation humaine. Recherche : efficacité comparable au diazépam à 100-200mg/kg chez la souris [5], mais données cliniques humaines manquantes. Mécanisme proposé : le linalol pourrait moduler les récepteurs GABA selon modèles expérimentaux. Posologie exploratoire : extrait 500mg 2x/jour ou infusion de graines 3 tasses/jour. Effet potentiel après 2-3 semaines selon usage traditionnel. Association traditionnelle avec mélisse et passiflore pour troubles anxieux légers. Important : ne doit pas se substituer aux traitements conventionnels pour troubles anxieux avérés.

  • [10] Kasmaei HD, et al. Effects of Coriandrum sativum on migraine: A randomized, triple-blind, placebo-controlled trial. Iran Red Crescent Med J. 2016. PMID:26889386 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26889386/
  • [11] Laribi B, et al. Coriander (Coriandrum sativum L.) and its bioactive constituents. Fitoterapia. 2015. PMID:25776008 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25776008/
  • [12] Eriksson N, et al. A genetic variant near olfactory receptor genes influences cilantro preference. Flavour. 2012. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3595156/
  • [13] Mandal S, Mandal M. Coriander (Coriandrum sativum L.) essential oil: Chemistry and biological activity. Asian Pac J Trop Biomed. 2015. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4488098/
  • Références complémentaires

    1. Sahib NG, et al. Coriander (Coriandrum sativum L.): a potential source of high-value components for functional foods and nutraceuticals - a review. Phytother Res. 2013. Ces revues générales fournissent un contexte élargi sur la composition et les usages de la coriandre, sans données cliniques directes. PMID:22888009 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22888009/
    2. Prachayasittikul V, et al. Coriandrum sativum L.: A promising functional food toward health and nutritional value. Acta Pharm. 2018. Ces revues générales fournissent un contexte élargi sur la composition et les usages de la coriandre, sans données cliniques directes. PMID:31259729 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31259729/
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    Tout effet indésirable suspecté d'un produit alimentaire (compléments alimentaires, boissons à but nutritionnel, nouveaux aliments) doit être déclaré via le dispositif français Nutrivigilance (ANSES).

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