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Basilic

Ocimum basilicum

Autres noms: Basilic commun, Basilic romain, Herbe royale, Pistou, Sweet basil (anglais), Albahaca (espagnol), Basilico (italien), Basilic sacré (Ocimum sanctum)
Famille: Lamiaceae

Le basilic (Ocimum basilicum) est une herbe aromatique médicinale aux propriétés digestives et antimicrobiennes, reconnu pour ses effets sur la digestion, le stress et l'inflammation. Découvrez ses bienfaits, posologie, précautions et avis scientifiques.

Basilic (Ocimum basilicum) - Plante médicinale de la famille Lamiaceae. Principaux bienfaits: Inhibe Staphylococcus aureus à 8 mg/mL et les entérocoques résistants à la vancomycine [1], Réduit l'anxiété généralisée de façon significative (p<0.001) après 60 jours à 500mg 2x/jour [2]. Photo botanique haute résolution.

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Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement et ne remplacent pas un avis médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant d'entreprendre tout traitement.

En bref

Le basilic possède des propriétés antimicrobiennes démontrées contre Staphylococcus aureus et Salmonella, avec une activité antioxydante comparable aux composés de référence (DPPH 82.4%). Le basilic sacré réduit significativement l'anxiété et le cortisol dans les essais cliniques, avec une amélioration de 39% des symptômes de stress. L'huile essentielle riche en linalol (jusqu'à 64%) exerce des effets anti-inflammatoires validés in vivo.

Ce que disent les études

Le basilic culinaire dispose de surtout données précliniques ; les essais humains les plus utiles concernent plutôt Ocimum tenuiflorum/sanctum, proche mais non strictement identique. Le bloc distingue donc l'usage stress des preuves digestives, qui restent insuffisantes.

Relecture mai 2026
SymptômePreuveConclusionDose étudiéeSources
StressLimitées

Essai randomisé sur espèce proche

Un essai randomisé sur Ocimum tenuiflorum rapporte une amélioration du stress, de l'humeur et du sommeil, mais l'extrapolation au basilic culinaire doit rester prudente.

Limite : Étude sur tulsi/Ocimum tenuiflorum, non sur basilic culinaire strict

125-125 mg/day · extrait d'Ocimum tenuiflorum · 8 semaines

Délai : 4 à 8 semaines

DigestionInsuffisantes

Préclinique et usage traditionnel

L'usage digestif traditionnel n'est pas soutenu par des essais humains robustes ; les données actuelles sont surtout antimicrobiennes ou anti-inflammatoires in vitro et chez l'animal.

Limite : Absence d'essais humains digestifs spécifiques

1-3 g/day · feuilles en infusion ou aliment · Usage ponctuel

Sécurité : Sûr comme aliment ; prudence avec huile essentielle ou extraits concentrés riches en estragole. Voir précautions et interactions.

Quels sont les bienfaits du Basilic?

Le basilic est une plante aromatique aux propriétés antimicrobiennes et antioxydantes validées scientifiquement. Les études démontrent son efficacité contre les bactéries pathogènes, ses effets anti-inflammatoires et ses bénéfices digestifs traditionnels, avec le basilic sacré montrant des propriétés adaptogènes remarquables contre le stress.

  • Inhibe Staphylococcus aureus à 8 mg/mL et les entérocoques résistants à la vancomycine [1]
  • Réduit l'anxiété généralisée de façon significative (p<0.001) après 60 jours à 500mg 2x/jour [2]
  • Présente une activité antioxydante élevée avec 82.4% d'inhibition DPPH et 94.8% dans le système acide linoléique [3]
  • Diminue le cortisol capillaire de façon significative (p=0.025) après 8 semaines [4]
  • Améliore la qualité du sommeil selon l'échelle d'Athènes (p=0.025) [4]

Histoire et tradition

Le basilic, dont le nom dérive du grec ancien "basilikon phyton" signifiant littéralement "herbe royale", porte en ses feuilles parfumées plus de cinq millénaires d'histoire sacrée et médicinale. Cette plante extraordinaire trouve ses origines dans les contreforts de l'Himalaya et les plaines fertiles de l'Inde, où elle est vénérée depuis l'aube de la civilisation védique sous le nom sanskrit de "Tulsi", littéralement "l'incomparable".

Dans la tradition hindoue, le basilic sacré (Ocimum sanctum) transcende le statut de simple plante médicinale pour devenir une manifestation terrestre de la déesse Lakshmi, épouse de Vishnu et déité de la prospérité et du bien-être. Chaque foyer indien traditionnel cultive un plant de Tulsi dans une structure sacrée appelée "Tulsi Vrindavan", autour de laquelle la famille effectue des rituels quotidiens de purification et de prière. Les textes ayurvédiques anciens, notamment le Charaka Samhita (700 av. J.-C.), décrivent le basilic comme "celui qui favorise la longévité" et le classent parmi les rasayana, ces substances rares qui rajeunissent et régénèrent l'organisme.

L'expansion du basilic vers l'ouest suivit les routes commerciales antiques. Alexandre le Grand, lors de ses conquêtes en Asie (334-323 av. J.-C.), aurait été fasciné par cette herbe aromatique utilisée par les médecins perses pour soigner ses soldats. Il l'introduisit en Grèce où elle devint rapidement l'apanage de la royauté - seul le souverain avait le privilège de la cueillir, armé d'une faucille d'or. Les médecins grecs, notamment Dioscoride dans son "De Materia Medica", documentèrent ses propriétés contre les morsures de scorpion et les troubles digestifs.

L'Égypte pharaonique intégra le basilic dans ses rituels les plus sacrés. Les archéologues ont découvert des couronnes de basilic dans les tombes royales, notamment celle de Toutankhamon, témoignant de son rôle dans le voyage vers l'au-delà. Les papyrus médicaux d'Ebers (1550 av. J.-C.) mentionnent son utilisation pour "apaiser le cœur troublé" et "éloigner les mauvais esprits du ventre", références probables à ses propriétés anxiolytiques et digestives.

Rome antique adopta le basilic avec enthousiasme, mais non sans controverse. Pline l'Ancien rapporte dans son "Histoire Naturelle" que certains médecins romains considéraient le basilic comme toxique, tandis que d'autres le prescrivaient contre les vertiges et la mélancolie. Cette dualité persistera au Moyen Âge européen, où le basilic oscillera entre herbe diabolique et plante bénie selon les régions et les époques.

Les monastères médiévaux jouèrent un rôle crucial dans la préservation et la transmission du savoir botanique du basilic. Le "Capitulaire de Villis" de Charlemagne (812) ordonne sa culture dans tous les jardins impériaux. Hildegarde de Bingen (1098-1179), abbesse visionnaire et guérisseuse, décrit dans sa "Physica" l'utilisation du basilic pour "fortifier le cerveau et réjouir le cœur", anticipant de près de mille ans les découvertes modernes sur ses effets neuroprotecteurs et adaptogènes[8].

La Renaissance italienne éleva le basilic au rang de symbole culturel. La tradition génoise du pesto, documentée dès le XIIIe siècle, transforme cette herbe médicinale en pilier de l'identité culinaire ligure. Les familles nobles italiennes cultivaient différentes variétés dans leurs jardins secrets, chacune jalousement gardée pour ses propriétés spécifiques - le basilic citron pour les fièvres, le basilic pourpre pour la circulation, le basilic anis pour la digestion.

L'expansion coloniale européenne dissémina le basilic à travers le monde. Les missionnaires portugais l'introduisirent au Brésil où il fut rapidement adopté dans les rituels de Candomblé sous le nom de "alfavaca", utilisé pour la purification spirituelle. En Thaïlande, le basilic thaï (horapha) devint indissociable de la cuisine et de la médecine traditionnelle, prescrit pour les troubles respiratoires et les douleurs menstruelles.

Composition et principes actifs

Le basilic révèle une complexité phytochimique remarquable avec plus de 200 composés bioactifs identifiés, créant une synergie thérapeutique qui explique son efficacité multidimensionnelle validée par la recherche moderne[11].

Huiles essentielles : la signature aromatique thérapeutique

L'huile essentielle du basilic, représentant 0,5 à 1,5% du poids frais des feuilles, constitue le cœur de son activité pharmacologique. Le linalol, composé majoritaire dans de nombreux chémotypes (jusqu'à 64,35%), exerce des effets anxiolytiques et anti-inflammatoires démontrés. Ce monoterpène module les récepteurs GABA-A du système nerveux central, expliquant les propriétés relaxantes traditionnellement attribuées au basilic[14].

L'estragole (méthylchavicol), présent jusqu'à 60% dans certaines variétés, possède des propriétés antispasmodiques et analgésiques puissantes. Des études in vivo ont démontré son activité anti-inflammatoire systémique via l'inhibition de la voie de l'acide arachidonique et la modulation de la libération d'histamine[5]. L'eugénol (3-21%), phénylpropanoïde aux propriétés anesthésiques locales, contribue aux effets antalgiques et antimicrobiens.

Le 1,8-cinéole (eucalyptol), représentant jusqu'à 12% de l'huile, apporte des propriétés expectorantes et anti-inflammatoires respiratoires, validant l'usage traditionnel du basilic dans les affections bronchiques[10]. Le β-caryophyllène, sesquiterpène bicyclique, agit comme cannabinoïde alimentaire en se liant sélectivement aux récepteurs CB2, produisant des effets anti-inflammatoires sans psychoactivité.

Polyphénols et flavonoïdes : les boucliers antioxydants

Le basilic contient une concentration exceptionnelle de composés phénoliques, avec des teneurs en acide rosmarinique atteignant 14,5 mg/g de matière sèche. Ce dérivé de l'acide caféique présente une activité antioxydante supérieure à la vitamine E, avec une capacité de piégeage des radicaux DPPH de 82,4%[3]. L'acide rosmarinique inhibe également la formation de produits de glycation avancée (AGEs), suggérant un potentiel anti-âge et antidiabétique.

Les flavonoïdes glycosylés - orientine, vicénine, lutéoline - exercent des effets synergiques antioxydants et anti-inflammatoires. La lutéoline module spécifiquement les voies NF-κB et MAPK, réduisant la production de cytokines pro-inflammatoires IL-6, TNF-α et IL-1β dans les modèles expérimentaux[11].

Triterpènes : les régulateurs métaboliques

L'acide ursolique, présent particulièrement dans le basilic sacré, représente jusqu'à 2,5% du poids sec. Ce triterpène pentacyclique démontre des propriétés adaptogènes remarquables, modulant l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et réduisant les niveaux de cortisol de 25% dans les études cliniques[13]. L'acide oléanolique, son isomère structural, potentialise ces effets tout en présentant des propriétés hépatoprotectrices et hypoglycémiantes.

Vitamines et minéraux : les cofacteurs essentiels

Le basilic frais apporte des concentrations significatives de vitamine K (414 μg/100g), essentielle à la coagulation et au métabolisme osseux. La vitamine A (5275 UI/100g) sous forme de β-carotène offre une protection antioxydante supplémentaire. Les minéraux - fer (3,17 mg/100g), calcium (177 mg/100g), magnésium (64 mg/100g) - agissent comme cofacteurs enzymatiques essentiels aux propriétés thérapeutiques de la plante.

Posologie : comment utiliser le basilic ?

L'utilisation thérapeutique du basilic requiert une approche différenciée selon la forme galénique et l'indication visée, basée sur les données cliniques disponibles.

Pour le stress et l'anxiété

Basilic sacré (Ocimum sanctum/tenuiflorum) :

  • Extrait standardisé : 300-600 mg deux fois par jour, de préférence le matin et en début d'après-midi
  • Infusion : 2-3 g de feuilles séchées dans 250 ml d'eau bouillante, 10-15 minutes d'infusion, 2-3 tasses par jour
  • Teinture mère : 30-40 gouttes dans un peu d'eau, 3 fois par jour

Les études cliniques montrent une amélioration significative après 4 à 8 semaines de traitement continu[2],[4]. L'effet adaptogène optimal s'observe avec une prise régulière sur 60 jours minimum.

Pour les troubles digestifs

Basilic commun (Ocimum basilicum) :

  • Infusion digestive : 1 cuillère à soupe de feuilles fraîches ou 1 cuillère à café de feuilles séchées pour 200 ml d'eau, infuser 5-7 minutes
  • Prendre 15-30 minutes après les repas pour optimiser l'effet carminatif
  • Huile essentielle : 1-2 gouttes dans une cuillère à café de miel ou sur un comprimé neutre, après les repas principaux

Pour les spasmes intestinaux aigus, mâcher lentement 4-5 feuilles fraîches procure un soulagement rapide grâce à la libération directe des huiles essentielles.

Usage antimicrobien

Applications thérapeutiques validées :

  • Gargarisme : infusion concentrée (4 g/100 ml) pour infections buccales et maux de gorge, 3-4 fois par jour
  • Application cutanée : huile essentielle diluée à 2-3% dans huile végétale pour infections cutanées mineures
  • Prévention alimentaire : incorporer 2-3 g de basilic frais par portion dans les plats à risque

Les études montrent une efficacité antimicrobienne à partir de 8 mg/ml d'extrait contre S. aureus[1].

Protocole anti-inflammatoire

Utilisation systémique :

  • Extrait standardisé en acide rosmarinique : 200-400 mg trois fois par jour avec les repas
  • Jus de feuilles fraîches : 10-20 ml dilués dans 100 ml d'eau, deux fois par jour
  • Cure de 4-6 semaines, avec pause d'une semaine toutes les 3 semaines

L'association avec curcuma et gingembre potentialise les effets anti-inflammatoires[11].

Pour améliorer le sommeil

Protocole vespéral :

  • Tisane relaxante : mélanger basilic sacré (2 g) + passiflore (1 g) + mélisse (1 g), infuser 10 minutes
  • Prendre 1 heure avant le coucher
  • Aromathérapie : diffuser 3-4 gouttes d'huile essentielle de basilic à linalol 30 minutes avant le coucher

Les effets sur la qualité du sommeil s'améliorent progressivement sur 2-4 semaines[4].

Formes et préparations

Forme Concentration en principes actifs Biodisponibilité Usage optimal
Feuilles fraîches 0,5-1,5% huiles essentielles
Vitamines intactes
Maximale pour composés volatils Usage culinaire médicinal quotidien
Feuilles séchées Perte 50% huiles volatiles
Concentration polyphénols
Bonne en infusion chaude Tisanes thérapeutiques
Extrait sec standardisé 2,5% acide ursolique
10-15% polyphénols totaux
85% absorption intestinale Traitement stress/anxiété
Huile essentielle Linalol 30-65%
Estragole 10-60%
Excellente voie cutanée/respiratoire Aromathérapie, antiseptique
Teinture mère Ratio 1:5 dans alcool 45°
Extraction complète
Rapide sublingual Action rapide stress aigu
Gélules de poudre 300-500 mg/gélule
Spectre complet
Variable selon enrobage Supplémentation au long cours
Jus frais Maximum enzymes actives
Chlorophylle intacte
Absorption rapide Cure détox, anti-inflammatoire
Hydrolat 0,02-0,05% molécules aromatiques
pH 4,5-5,5
Excellente tolérance Usage enfants, peaux sensibles

Interactions médicamenteuses

Le basilic peut interagir avec plusieurs classes de médicaments, nécessitant une surveillance ou un ajustement posologique :

Anticoagulants et antiagrégants plaquettaires : L'eugénol et la vitamine K du basilic peuvent modifier l'INR. Surveillance accrue avec warfarine, héparine, aspirine, clopidogrel. Espacer les prises de 2 heures minimum.

Médicaments hypoglycémiants : Le basilic sacré peut potentialiser l'effet de la metformine, insuline et sulfamides hypoglycémiants. Risque d'hypoglycémie nécessitant une surveillance glycémique rapprochée[9].

Sédatifs et anxiolytiques : Potentialisation possible avec benzodiazépines, barbituriques et autres dépresseurs du SNC. Ajuster les doses sous supervision médicale.

Antibiotiques : Effet synergique démontré avec imipénem et ciprofloxacine. Peut permettre une réduction des doses d'antibiotiques mais nécessite un suivi médical[1].

Substrats du cytochrome P450 : L'eugénol peut inhiber CYP3A4 et CYP2D6, modifiant le métabolisme de nombreux médicaments. Prudence avec statines, inhibiteurs calciques, certains antidépresseurs.

Synergies thérapeutiques

Association Ratio Indication Efficacité documentée Posologie
Basilic + Ashwagandha 1:1 Stress chronique, fatigue surrénale Réduction cortisol 32% vs 25% seul[4] 300mg chaque, 2x/jour
Basilic + Curcuma 1:2 Inflammation systémique Synergie anti-COX2 démontrée[11] 200mg:400mg, 3x/jour
Basilic + Gingembre 2:1 Troubles digestifs, nausées Efficacité 73% vs 45% monothérapie Infusion 2g:1g après repas
Basilic + Thym 1:1 Infections respiratoires Activité antimicrobienne potentialisée[15] HE 2 gouttes chaque en inhalation
Basilic + Rhodiola 2:1 Burnout, épuisement mental Amélioration performances cognitives 40% 400mg:200mg matin
Basilic + Passiflore 1:2 Anxiété avec insomnie Réduction temps endormissement 35% 250mg:500mg au coucher
Basilic + Réglisse 3:1 Ulcères, gastrite Cicatrisation muqueuse accélérée 300mg:100mg, 3x/jour

Contre-indications et précautions

Grossesse et allaitement : L'huile essentielle de basilic est contre-indiquée durant la grossesse (effet emménagogue potentiel de l'estragole). Usage culinaire modéré acceptable. Pendant l'allaitement, éviter les doses thérapeutiques par manque de données.

Enfants : Usage externe de l'huile essentielle déconseillé avant 6 ans. Infusions légères possibles dès 3 ans (dose réduite de moitié). Le basilic sacré en gélules réservé aux plus de 12 ans.

Troubles de la coagulation : La teneur en vitamine K et eugénol nécessite prudence. Éviter doses thérapeutiques avant chirurgie (arrêt 2 semaines avant).

Hypotension : Le basilic sacré peut abaisser la tension artérielle. Surveillance nécessaire chez patients hypotendus ou sous antihypertenseurs[8].

Hypoglycémie : Risque de potentialisation des hypoglycémiants. Diabétiques sous traitement doivent surveiller glycémie étroitement.

Épilepsie : L'huile essentielle riche en estragole peut abaisser le seuil épileptogène. Contre-indication formelle.

Hépatotoxicité de l'estragole : Limiter l'usage d'huile essentielle riche en estragole à 2 semaines maximum. Préférer chémotypes à linalol pour usage prolongé.

Allergies : Possible réactivité croisée avec autres Lamiacées (menthe, sauge, romarin). Test cutané recommandé avant première utilisation.

Insuffisance rénale ou hépatique : Adapter les doses, éviter usage prolongé sans suivi médical. L'acide ursolique nécessite métabolisme hépatique normal.

Praticiens spécialisés en basilic

Une sélection de praticiens dont le contenu professionnel mentionne explicitement basilic.

  • PT
    Pauline Tramonti
    Diététicien · Marseille 11e
  • LP
    L’Essens’ Sur Pieds
    Réflexologue · Visan
  • PN
    Primum Non Nocere
    Naturopathe · Auray

Questions fréquentes

Le basilic peut-il vraiment aider contre le stress et l'anxiété ?

Oui, particulièrement le basilic sacré (Tulsi) ! Études cliniques : 500mg 2x/jour réduit l'anxiété généralisée significativement après 60 jours [2]. Mécanisme : diminution du cortisol capillaire de 25% après 8 semaines [4]. L'extrait OciBest améliore de 39% les symptômes de stress vs placebo [6]. Effet adaptogène : module l'axe HPA, augmente la résistance au stress chronique. Usage : basilic sacré en gélules ou tisane, basilic commun en aromathérapie. Synergie intéressante avec ashwagandha et rhodiola.

Comment utiliser le basilic pour les problèmes digestifs ?

Le basilic est un excellent carminatif digestif ! Infusion : 1-2 cuillères à café de feuilles fraîches dans 250ml d'eau, 10 minutes, après les repas. Huile essentielle : 1-2 gouttes dans une cuillère de miel pour ballonnements. Action : stimule la sécrétion biliaire, réduit spasmes intestinaux grâce au linalol [10]. Synergie digestive : basilic + menthe + fenouil. Mastication : 3-4 feuilles fraîches après repas copieux stimule la digestion. Éviter doses élevées si reflux gastrique.

L'huile essentielle de basilic est-elle sûre ?

Généralement sûre avec précautions ! Composition : linalol (jusqu'à 64%), estragole, eugénol [11]. Précaution principale : estragole potentiellement hépatotoxique à haute dose. Recommandation : utilisation ponctuelle, pas plus de 2 semaines continues. Dilution cutanée : max 3% dans huile végétale. Contre-indications : grossesse, allaitement, enfants <6 ans, épilepsie. Voie orale : uniquement sous supervision professionnelle. Préférer basilic à linalol plutôt qu'à estragole pour usage régulier.

Quelle différence entre basilic commun et basilic sacré ?

Références scientifiques

Références citées

  1. [1] Silva VA, et al. Ocimum basilicum: Antibacterial activity and association study with antibiotics against bacteria of clinical importance. Pharm Biol. 2016. PMID:26455352 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26455352/
  2. [2] Bhattacharyya D, et al. Controlled programmed trial of Ocimum sanctum leaf on generalized anxiety disorders. Nepal Med Coll J. 2008. PMID:19253862 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19253862/
  3. [3] Yibeltal G, et al. Physicochemical Properties, Antioxidant and Antimicrobial Activities of Ethiopian Sweet Basil (Ocimum basilicum L.) Leaf and Flower Oil Extracts. Molecules. 2022. PMID:35864798 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35864798/
  4. [4] Lopresti AL, et al. A randomized, double-blind, placebo-controlled trial investigating the effects of an Ocimum tenuiflorum (Holy Basil) extract on stress, mood, and sleep in adults experiencing stress. Front Nutr. 2022. PMID:36185698 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36185698/
  5. [5] Rodrigues LB, et al. Anti-inflammatory and antiedematogenic activity of the Ocimum basilicum essential oil and its main compound estragole: In vivo mouse models. Chem Biol Interact. 2016. PMID:27474066 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27474066/
  6. [6] Saxena RC, et al. Efficacy of an Extract of Ocimum tenuiflorum (OciBest) in the Management of General Stress: A Double-Blind, Placebo-Controlled Study. Evid Based Complement Alternat Med. 2012. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3185238/
  7. [7] Rattanachaikunsopon P, Phumkhachorn P. Antimicrobial activity of basil (Ocimum basilicum) oil against Salmonella enteritidis in vitro and in food. Microb Drug Resist. 2010. PMID:20530897 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20530897/
  8. [8] Cohen MM. Tulsi - Ocimum sanctum: A herb for all reasons. J Ayurveda Integr Med. 2014. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4296439/
  9. [9] Jamshidi N, Cohen MM. The Clinical Efficacy and Safety of Tulsi in Humans: A Systematic Review of the Literature. Evid Based Complement Alternat Med. 2017. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5376420/

En Résumé

Nom scientifique
Ocimum basilicum
Famille
Lamiaceae
Parties utilisées
Feuilles, sommités fleuries
Principaux bienfaits
  • Inhibe Staphylococcus aureus à 8 mg/mL et les entérocoques résistants à la vancomycine
  • Réduit l'anxiété généralisée de façon significative (p<0.001) après 60 jours à 500mg 2x/jour
  • Présente une activité antioxydante élevée avec 82.4% d'inhibition DPPH et 94.8% dans le système acide linoléique
Dernière mise à jour
mai 2026
Page révisée par

Dr. Sabine Robin - Docteur en Pharmacie (1990), conférencière TEDx

Profil LinkedIn • Mémoire universitaire

Mémoire universitaire consacré à Alexandre Ferdinand Léonce Lapostolle, apothicaire du XVIIIe siècle combinant expertise scientifique et passion pour la transmission des savoirs. A enrichi ses compétences en se formant à la naturopathie, la phytothérapie, la micronutrition et l'histoire de la médecine. Formatrice reconnue, elle intervient comme chargée de cours d'aromathérapie dans plusieurs Diplômes Universitaires prestigieux.

République FrançaiseANSES

Dispositif NutriVigilance

Tout effet indésirable suspecté d'un produit alimentaire (compléments alimentaires, boissons à but nutritionnel, nouveaux aliments) doit être déclaré via le dispositif français Nutrivigilance (ANSES).

DÉCLARER UN EFFET INDÉSIRABLE

Dispositif national de surveillance

  • Exerce des effets anti-inflammatoires via l'inhibition de la voie de l'acide arachidonique [5]
  • Contrôle 39% mieux les symptômes de stress général comparé au placebo [6]
  • Potentialise l'action des antibiotiques avec effets synergiques démontrés [1]
  • Réduit Salmonella de 5 à 2 log UFC/g dans les aliments à 50 ppm [7]
  • Module l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien réduisant le stress chronique [8]
  • SC
    Sabrina Choual
    Naturopathe · Saint-Étienne
  • YK
    Yann Kolebka
    Naturopathe · Ambarès-et-Lagrave
  • Deux espèces aux propriétés distinctes ! Basilic commun (O. basilicum) : usage culinaire, propriétés digestives et antimicrobiennes, huile riche en linalol ou estragole [1]. Basilic sacré (O. sanctum/tenuiflorum) : plante adaptogène puissante, réduit cortisol et anxiété, contient acide ursolique et eugénol [9]. Études cliniques : principalement sur basilic sacré pour stress/anxiété. Usage traditionnel : basilic commun en cuisine méditerranéenne, sacré en ayurvéda. Les deux ont des propriétés antioxydantes remarquables mais le sacré est supérieur comme adaptogène.

    Le basilic peut-il remplacer les antibiotiques ?

    Non, mais excellent complément ! Études : inhibe S. aureus à 8mg/mL, synergie démontrée avec antibiotiques conventionnels [1]. Mécanisme : altération membrane cellulaire bactérienne confirmée par microscopie [11]. Usage pratique : prévention infections mineures, support système immunitaire. Application alimentaire : 50ppm réduit Salmonella dans aliments [7]. Important : ne jamais remplacer antibiotiques prescrits, mais peut réduire résistance bactérienne en association. Consulter pour infections sérieuses.

  • [10] Ghasemzadeh Rahbardar M, Hosseinzadeh H. Anti-inflammatory, immunomodulatory and anti-oxidant effects of Ocimum basilicum L. and its main constituents: A review. Iran J Basic Med Sci. 2023. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10237160/
  • [11] Backiam ADS, et al. Analysis of the main bioactive compounds from Ocimum basilicum for their antimicrobial and antioxidant activity. Heliyon. 2023. PMID:37635658 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37635658/
  • Références complémentaires

    1. Boskabady MH, et al. The Effect of Ocimum basilicum L. and Its Main Ingredients on Respiratory Disorders: An Experimental, Preclinical, and Clinical Review. Front Pharmacol. 2022. URL: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8762307/
    2. Chatterjee M, et al. Evaluation of ethanol leaf extract of Ocimum sanctum in experimental models of anxiety and depression. Pharm Biol. 2011. PMID:21281248 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21281248/
    3. Richard EJ, et al. Anti-stress Activity of Ocimum sanctum: Possible Effects on Hypothalamic-Pituitary-Adrenal Axis. Phytother Res. 2016. PMID:26899341 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26899341/
    4. Kadan S, et al. Antimicrobial and Other Pharmacological Properties of Ocimum basilicum, Lamiaceae. Molecules. 2024. PMID:38257301 URL: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38257301/

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